le tatouage éphémère

129.  Qu’est le tatouage éphémère ?

On peut définir 3 types de tatouage éphémère, qui comme son nom l’indique ne tient pas dans le temps :

-  le tatouage semi-permanent

- le tatouage au hénné

- le tatouage temporaire

 

 

130.  Le tatouage semi permanent ?

Ce sont des esthéticiennes qui font ce genre de pratique. Elles introduisent dans le derme, de la même manière que le tatouage définitif, de  l’encre qui est utilisée normalement pour les maquillages « permanents »…qui s’estompe au fur et à mesure et disparaît complètement au bout de 3 ans….cela peut être tentant pour qui n’est pas sûr de son choix….

MAIS  car il y a un MAIS : l’encre commence à s’estomper à partir de 6 mois, voir même avant, le tatouage devient vite hideux et le reste jusqu’à la disparition complète qui n’arrive parfois jamais, vous avez un risque de rester avec une tache difforme et il n’existe aucune encre qui a la faculté de disparaître entièrement à un instant donné, à un moment précis !!!

Beaucoup de personnes ayant eu recours à ce type de pratique, s’en sont trouvées quitte à faire, soit des séances de détatouage au laser, soit à faire recouvrir leur « tache » par un artiste-tatoueur !!

 

 

131.  Qu’est ce le henné ?

Originaire d’Afrique du nord, la pâte est faite à partir des feuilles du « henné » ; pour la réalisation du tatouage au henné la couleur est verte foncée. Pour l’obtention d’une teinte maxima de l’épiderme, on doit laisser prendre l’henné le plus longtemps possible : en Afrique du nord la pose dure 24h00 pour une durée de vie de 3 à 4 semaines, le motif est d’abord de couleur marron orangé pour virer au fur et à mesure vers une teinte plus brune et se dégrade progressivement en orangée jusqu’à disparition complète du motif.

A l’approche de la belle saison, de nombreux « shops » vous proposent du tatouage temporaire au henné qui tient de 3 à 5 semaines, mais malheureusement celui-ci commence à s’estomper rapidement du fait de son application qui ne prend qu’une dizaine de minutes.

 

 

132.  Le henné noir ?

Certains « shops » proposent du tatouage au henné noir, mais ce produit  n’est pas naturel, le henné noir n’existe pas …. Faites attention que ce produit ne contienne pas de Paraphénylène-diamine  qui est un agent chimique ; à forte concentration, certaines personnes dont les enfants  peuvent y être sensible et en devenir allergique alors que ce produit sert d’agent de teinture pour tout ce qui est de couleur  noire et qui est en contact avec la peau : vêtement, chaussure, sous-vêtement, teinture à cheveux…

Ce procédé peut être dangereux pour la santé!!!! Les séquelles et l’allergie resteront à vie !!!!

Plusieurs articles dans la presse ou sur Internet sont assez édifiant…..

Le henné naturel pur ne cause aucune lésion et est sans risque pour la peau…pour le reste …. Partez en courant !!!!

 

 

133.  Le tatouage temporaire ?

Le tatouage temporaire : c’est une encre hypoallergénique appliquée au pinceau ou au feutre donc indolore, qui se décline en une douzaine de couleur.

Le tatouage temporaire a le rendu d’un tatouage définitif, et en dehors de l’aspect ludique cela permet de mieux visualiser un projet de tattoo définitif (pour le choix du motif, de la taille et de l’emplacement), il sert aussi de palliatif pour les acteurs et mannequins.

Le monde de la mode, de la pub et du cinéma est friand de l’image que transporte le tatouage,  par son aspect visuel et son coté mystérieux, et fait souvent appel, par son aspect réaliste, au tatouage temporaire.

 

 

134.  Le tatouage temporaire, combien de temps çà tient ?

Le tatouage temporaire tient entre 2 et 6 jours selon l’endroit et l’acidité de la transpiration.

 

 

135.  Peut-on enlever un tatouage temporaire ?

L’avantage du tatouage temporaire, c’est qu’il se retire quand on veut à l’aide d’alcool modifié ou d’un corps gras.

 

 

136.  Le tatouage temporaire, c’est rapide ? ça sèche vite ?

Son application est rapide (selon la taille du motif et aussi de son réalisateur) et le produit se sèche rapidement à l’aide de talc et ne laisse aucune trace sur les vêtements.

 

 

137.  Le tatouage temporaire, çà part à l’eau ?

Le tatouage temporaire résiste à l’eau et est simplement fragilisé avec l’humidité : le protéger avec du talc.

La piscine est déconseillée à cause du chlore qui dénature l’encre.

Les bains de mer ne posent aucun problème : en séchant à l’air, l’eau de mer dépose une pellicule de sel qui protège le tatouage temporaire du frottement.

 

138.  Le tatouage temporaire et le soleil ?

Le produit utilisé filtre les UV… donc on ne bronze pas sous le tatouage… ce qui laisse par la suite une empreinte claire sur la peau… en quelque sorte  un tatouage en négatif !!!! À prévoir en cas d’exposition au soleil à bien choisir son motif  ….

 

l’après tatouage

 

 

 

 

98.  La cicatrisation ?

Dans le milieu du tatouage, généralement cicatrisation/soin post-tattoo équivaut à l’application de crème/pommade de type : Bépanthène®, Biafine®, Cicaderma®, Cicatryl®, Homéoplasmine®, etc…. chaque produit a ses partisans et ses détracteurs…

L’emploi de ses produits reste astreignant : application 3 à 4 fois/jour jusqu’à cicatrisation  complète ; pansement avec de l’essuie-tout, compresse non-tissé, film plastic, sparadrap, etc….

La cicatrisation dure en moyenne 2/3 semaines selon chaque individu, les bains, piscine, sauna, hammam, plage, soleil sont proscrits.

Parmi tous ces produits et ces méthodes de soin post-tattoo préconisés, le nouveau tatoué ne sait plus à quels saints se vouer… Et on a oublié/omis que l’organisme a la particularité de se régénérer tout seul… la cicatrisation naturelle !!!

En 1962 le Dr Winter étudie ce phénomène et en a conçu un principe : la cicatrisation en milieu humide !!!

 

 

 

99.  La cicatrisation  en milieu humide ? :

La Société Française et francophone des Plaies et Cicatrisations crée en 1997 établit le fondement du principe de la cicatrisation en milieu humide :

-  la surface de la plaie baigne dans l’exsudat, évitant la formation de croûtes

- favorise la migration cellulaire

- vitesse de cicatrisation X 2

Le tatouage pouvant être apparenté à une plaie sans infection et peu exsudative ; le film polyuréthane  serait le pansement le plus approprié pour une cicatrisation en milieu humide.

 

Le film polyuréthane :

- dispositif médical classe IIa

- film polyuréthane transparent enduit d’un adhésif hypoallergénique

- présence d’un système de pose

- en plaques stérile de différentes tailles ou en rouleau

 

Propriétés :

-  transparents → contrôle visuel de la zone

-  semi-perméables : perméables aux échanges gazeux, imperméables aux liquides et aux bactéries

-  souples et bien adaptables

-  pouvoir adhésif élevé

- adhérence sur la peau saine mais pas sur la plaie

- protection mécanique vis-à-vis des phénomènes de frottements, cisaillement, contaminations bactériennes extérieures

- favorise la ré-épithélialisation

- maintien un milieu humide et évite la formation de croûte

Les différents films polyuréthane (liste non exhaustive):

MARQUE LABORATOIRE
Askina Derm® B.Braun Médical®
Dermafilm® Vygon®
Epitect® Euromedex®
Hydrofilm® Hartmann®
Lumiderm 6000® Solvay Pharma®
Mefilm® Mölnlycke®
Opraflex® Lohmann-Rauscher®
Opsite® Smith & Nephew®
Tetrafilm® Tetra Medical®
Tegaderm® 3 M Santé®
Suprasorb® Lohmann-Rauscher®
Visulin® Hartmann®

 

Ce principe de cicatrisation en milieu humide a pour avantages :

- plus de risque d’une éventuelle allergie aux différents composants des produits cicatrisants ou du sparadrap

- plus de risque d’oubli d’application de crème/pommade

- plus de souillure du linge de corps ou de maison

-  de limiter les frottements

- pansement transparent

- cicatrisation + rapide

- bains, piscine, plage autorisés

- pour le soleil/UV voir auprès du fabriquant

 

Méthodologie pour une cicatrisation en milieu humide :

Pour le tatoueur en fin de séance :

-  nettoyez le tattoo

-  laissez reposer 5/10 mns, phase de désertion

- nettoyez/dégraissez soigneusement le pourtour du tattoo

-  re-nettoyez le tattoo, évitez les frictions, procédez par tamponnements jusqu’à assèchement

-  appliquez le film polyuréthane (superposez les films selon la taille du tattoo), faites attention de ne pas étirer le film

 

Pour le tatoué :

-  dans les +- 24 h 00, le liquide de détersion peut être important, en cas de fuites retirez le film, nettoyez le tattoo à l’eau claire et tamponnez pour sécher, ré-appliquez un film

-  dans les +- 72 h 00, un rejet d’encre peut se présenter, agissez comme précédemment

-  la durabilité du film polyuréthane posé est en fonction du fabriquant

-  à la fin des « démangeaisons », retirez le film, appliquez un crème hydratante corporelle

- le tattoo est cicatrisé !!!!

Dans le « test » que j’ai effectué le tattoo a cicatrisé en 7 jours … au lieu des 3 semaines du précédent tattoo dans la même zone … si la phase de détersion d’après tattoo est bien respectée, il n’y aura quasi pas de rejets et certains pansements peuvent se garder 1 semaine s’il n’y a pas de sudation.

 

 

 

100.  La cicatrisation avec application de pommade ou crème?

Des soins post tatouage doivent être  rigoureusement respectés :

- avant toute intervention, un lavage simple des mains est nécessaire

- retirer le pansement, au besoin l’humidifier pour un retrait plus aisé

- laver soigneusement le tatouage avec un savon antiseptique

- sécher en tamponnant avec un essuie-tout ou une compresse non tissée

- ne jamais utiliser de gant et serviette de toilette qui sont des nids à bactéries

- appliquer plusieurs fois par jour une pommade désinfectante, antiseptique, décongestionnante et cicatrisante, le tatouage doit être constamment hydraté

-  protéger les vêtements avec une compresse non tissée ou un essuie-tout, à cause du rejet d’encre des premiers jours et des auréoles que laisse la pommade, cela protège également le tattoo du frottement

- ne pas arracher les croûtes qui se forment, car à chaque croûte qui part, c’est de l’encre qui part…. ce qui fera un trou dans le tattoo….

La phase de cicatrisation varie selon l’individu cela va de 1 à 5 semaines, et plus on vieillit plus c’est long….et pendant cette période…pas de bains, piscine, sauna, hammam, plage, soleil.

Mais les douches sont conseillées voir primordiales pour une bonne hygiène corporelle !!!

 

 

 

101.  Quel crème ou pommade pour la cicatrisation ?

Après la réalisation d’un tatouage, certains tatoueurs préconisent l’application d’un produit désinfectant, décongestionnant, anti- inflammatoire, antiseptique et cicatrisant telle que:

homéoplasmine® (laboratoire Boiron®) : pommade qui contient de l’antiseptique, indiquée pour apaiser et cicatriser les irritations de la peau et des muqueuses

cicaderma® (laboratoire Boiron®) : pommade qui contient des extraits de plantes à propriétés antalgiques et cicatrisantes, indiquée pour le traitement des brûlures, coup de soleil, gerçures, crevasses, piqûre d’insectes, plaies superficielles peu étendues

cicatryl® (laboratoire UCB healthcare®) : pommade qui contient une association de substances antiseptique et cicatrisante, indiquée pour le traitement des brûlures et des plaies superficielles peu étendues

-  cetavlon crème® (laboratoire Pierre Fabre Santé®) : crème qui contient un antiseptique local, elle est utilisée pour assurer l’antisepsie des lésions de la peau infectées ou exposées à un risque d’infection

biafine® (laboratoire Médix®) : émulsion protectrice et calmante pour application cutanée, indiquée pour le traitement des brûlures et des plaies superficielles non infectées

-  bépanthen crème® (laboratoire Bayer Santé Familiale®) : crème protectrice qui contient de la vitamine B5, indiquée pour le traitement des irritations de la peau

D’autres produits spécifiques à la cicatrisation du tatouage sont disponibles sur le marché… mais tous n’entrent pas dans la rubrique des médicaments donc vendus sans autorisation de mise sur le marché et dont on ne connait ni la composition ni l’efficacité …

 

 

 

102.  Comment savoir si c’est cicatrisé ?

- cicatrisation en milieu humide : à la fin de la période de démangeaisons…. Retirez le film et appliquez une crème hydratante.

- cicatrisation avec application de pommade ou crème : à la chute des croûtes… quand la peau est redevenue lisse, appliquez une crème hydratante.

 

 

103.  Le rejet d’encre ?

- cicatrisation avec application de pommade ou crème : vous venez de vous faire tatouer… et le matin au réveil….de l’encre a coulé partout….tout de suite affolement général…serait-il en train de partir ?….

NON, ne vous inquiétez pas : c’est normal, c’est l’excès d’encre qui s’évacue, cela dure comme l’inflammation de 3 à 4 jours.

Alors afin d’éviter de souiller tous vos draps et vos vêtements avec la marque de votre tattoo, de plus l’encre ne part pas au lavage, isolez votre tatouage avec une compresse non tissée ou un essuie-main, après l’avoir bien entendu recouvert de pommade, pour le retrait vous pouvez l’humidifier cela sera plus aisé.

Evitez les gazes et compresses tissées, les fibres risquent de se prendre dans le tattoo.

cicatrisation en milieu humide : dans les  48 h00 suivant la réalisation du tatouage,  un petit rejet d’encre peut subvenir, s’il devient plus important et suinte hors du film, changez ce dernier après avoir rincez le tatouage  à l’eau courante.

N’oubliez pas de vous laver soigneusement les mains avant toute intervention !!!

 

 

104.  Les croûtes ?

- cicatrisation avec application de pommade ou crème : à la cicatrisation, le tatouage forme des croûtes, qu’il ne faut surtout pas arracher !!!!  à chaque croûte qui part, c’est de la couleur qui part, cela fera un « manque » dans le tattoo.

Les croûtes tomberont toutes seules à la fin de la cicatrisation.

- cicatrisation en milieu humide : du fait que le tatouage est en milieu humide … il ne peut pas y avoir de croûtes.

 

 

105.  Des grosses croûtes bien dures ?

- cicatrisation avec application de pommade ou crème : c’est que vous avez économisé la pommade !!!

Et ces croûtes risquent de s’arracher en dormant, en se lavant, en s’habillant….

Chaque croûte qui part…. c’est de la couleur qui part !!!!

Alors courez mettre plein de pommade sur votre tattoo, au cas où vous seriez en pénurie…. N’importe quelle crème hydratante ou corps gras fera l’affaire, en attendant l’ouverture de la pharmacie….

- cicatrisation en milieu humide : du fait que le tatouage est en milieu humide … il ne peut pas y avoir de croûtes.

 

106.  Des petites peaux de couleurs ?

- cicatrisation avec application de pommade ou crème : c’est que vous avez bien suivi les consignes…

Ce sont des croûtes fines et molles qui partent au fur et à mesure lors de l’application de la pommade ou de la douche…

 

- cicatrisation en milieu humide : les petites peaux de couleurs sont simplement du rejet d’encre.

 

 

 

 

107.  Le tatouage est enflé, après sa réalisation ?

C’est normal, la peau est inflammée, mettez :

-  soit de la pommade anti-inflammatoire et cicatrisante ; l’inflammation ne durera que 3 à 4 jours

-  soit un film polyuréthane ; l’inflammation ne durera qu’une journée

-  si c’est vraiment douloureux vous pouvez prendre un antalgique de type «ibuprofène® » ou « paracétamol® » surtout pas « d’aspirine® »  qui fluidifie le sang.

 

 

 

108.  Le tatouage est enflé, mais il est cicatrisé ?

- soit vous avez pris un coup de soleil → « coup de soleil ?»

- soit le tatouage est soumis à des frottements, notamment en bas de dos avec des jeans taille basse.

En cas de fatigue ou stress le tatouage peut être en relief, n’oubliez  pas qu’un tattoo, c’est l’introduction dans le derme d’un corps étranger qui a une certaine consistance, alors de temps à autre il se rappelle à votre bon souvenir… et même si çà vous démange, ne le grattez pas : il va enfler encore plus, appliquez un peu d’eau froide… çà va le calmer !!!

 

 

 

109.  Eruptions cutanées ?

Des éruptions cutanées peuvent subvenir après la réalisation d’un tatouage cela peut être dû :

-  à la pommade cicatrisante (souvent à base de vaseline)  →  changez pour une pommade moins grasse

-  à une allergie au sparadrap → optez pour un sparadrap hypoallergénique

Si vous avez opté pour le film polyuréthane stérile, il se peut que vous faites une réaction à l’adhésif ou que vous ayez transpiré sous le pansement, dans tout les cas ôtez le pansement et appliquez une crème ou pommade antiseptique

Sinon consultez un professionnel de la santé qui vous indiquera la conduite à tenir.

 

 

110.  Les grains de beauté ou autres anomalies de pigmentation ?

Il ne faut pas tatouer sur un grain de beauté …. Non parce que cela peut déclencher un cancer de la peau…. Mais pour la simple raison, qu’un grain de beauté (naevus) est une concentration localisée de mélanocytes et qu’en présence d’un tatouage…. il ne sera plus possible d’en surveiller la croissance, donc de détecter ou de suspecter la présence d’un mélanome.

Pour d’autres anomalies de pigmentation, telle :

- vitiligo : tache sans pigment

- tache mongolique : mélanocytes dans le derme

- taches de rousseur : mélanocytes actifs

La réalisation d’un tatouage est possible, tout en sachant que dans certain cas… l’aspect esthétique  final peut en être altéré, notamment pour les tatouages sans remplissage ou de couleurs claires…

L’avis d’un dermatologue est conseillée.

 

 

111.  Une plaie  sur un tatouage ?

Une plaie superficielle : écorchure, égratignure, point d’acné, piqûre d’insecte, point de piqûre d’aiguille…. ne laissera aucune cicatrice sur votre tatouage, donc aucun risque de perte de couleur.

Une plaie profonde : La peau étant entaillée et nécessitant des points de sutures ou une reconstruction, la cicatrice laissera des séquelles à votre tattoo.

Un tatouage figuratif sera difficilement récupérable, du fait de sa finesse de trait

→  « le recouvrement d’un tatouage ? »

→ « peut-on tatouer des cicatrices ? »

Un tatouage tribal sera rattrapable, du fait que l’on puisse le modifier sans pour autant le déstructurer

→ « peut-on tatouer des cicatrices ? »

 

 

112.  Le sport après le tatouage?

La réalisation d’un tattoo n’empêche aucunement la pratique d’un sport, à éviter tout de même les sports de contact : rugby, judo… à cause d’un éventuel hématome, un « bleu ».

Pour toute pratique sportive et notamment pour la natation et les sports nautiques …privilégiez la méthode de cicatrisation en milieu humide avec application d’un film polyuréthane, mais attention cela ne protège pas systématiquement des UV.

 

 

113.  La sueur ?

La transpiration n’a aucune incidence sur le tattoo et sur sa cicatrisation. L’encre est dans le derme ….donc le tatouage ne risque pas d’être dilué par la sueur.

Sinon comment ferait-on sous les tropiques ???

 

 

114.  Le soleil après tatouage ?

Les rayons UV sont néfastes pour la couleur d’un tattoo, le noir est aussi une couleur…

Les UV vont décolorer votre tattoo, et cela très rapidement sur les couleurs claires : blanc, jaune…

Après cicatrisation de votre tattoo, en cas d’exposition, protégez vous avec une crème solaire, type écran total, indice max pour bébé, attention le soleil frappe partout, en voiture, à pied, dans la rue, à la terrasse d’un café…. Il n’est pas réservé qu’aux plagistes ….il est le plus dangereux à l’heure de l’apéro autour du barbecue….

 

 

115.  Le coup de soleil ?

Si votre tattoo est complètement cicatrisé, il va gonfler, appliquez une crème après solaire ou de la « biafine® » pour hydrater la peau. Tant qu’il n’y a pas de brûlures, il n’y a aucun risque en dehors de décolorer votre tattoo.

Si votre tattoo est en phase de cicatrisation, vous risquez une infection avec éventuellement un écoulement purulent….là courrez chez le médecin, il vous donnera un traitement à suivre…. Quant au tattoo…il ne va pas bien le vivre, des retouches seront nécessaires voire même la reprise complète.

Alors un conseil….Marchez à l’ombre et portez un vêtement  !!!

 

 

116.  Les manques de couleurs ?

Il peut arriver que des peaux prennent plus ou moins bien l’encre, mais aussi parfois au bout d’une longue séance la peau » refuse » l’encre, pour y remédier il faudra repiquer plusieurs fois…. Pas de problème il suffit de reprendre RDV pour une séance après cicatrisation.

Les manques ne sont pas irrémédiables, des retouches sont toujours possibles, et en général sur de grand aplat de couleur tel que  le noir pour le tribal, il est préférable de faire un 2ème passage après cicatrisation afin de combler d’éventuels manques et ainsi colorier au maximum le tattoo pour que les outrages du temps glissent sur sa beauté….

Un tatoueur consciencieux  ne vous fera payer aucun supplément…. A établir au préalable ….

 

117.  La muscu ?

Si vous prenez trop de volumes, le tattoo va se déformer.

Musclez-vous naturellement … et ça n’aura aucune incidence sur votre tatouage.

 

 

118.  Le poids ?

La prise ou la perte de poids aura  une incidence sur votre tatouage à partir du moment où cela devient excessif, jusqu’à une dizaine de kilo cela reste gérable… au-delà tout dépend de l(emplacement du tatouage et du volume perdu ou pris …

 

 

119.  Les rides ?

Il est clair que les rides vont modifier votre tatouage….mais à ce moment là il fera tellement parti de vous…. Que vous ne vous en rendrez même pas compte, il vieillira avec vous, comme vous, après tout vous formez un ensemble…un être humain avec des souvenirs plein la peau…

 

 

120.  La plage ?

Durant la cicatrisation, la plage est interdite du fait que le tattoo est considéré comme une plaie, donc une porte ouverte aux infections…. Et le sable est plein de bactéries, microbes, champignons en tout genre….. Alors même couvert évitez la Playa !!!! Vous aurez largement le temps plus tard….

Sinon privilégiez la cicatrisation en milieu humide par application d’un film polyuréthane stérile, bains et plage sont autorisés pour les UV consultez le fabricant…..

 

 

121.  Çà pèle ?

Votre tattoo pèle…. C’est qu’il est en fin de cicatrisation, que les croûtes sont parties et que çà desquame, il suffit d’appliquer un lait corporel, de la « biafine ®», « nivéa® »…pour hydrater la peau et la rendre aussi lisse et douce qu’avant….mais plus belle maintenant qu’elle est ornementée…..

 

 

 

122.  Les poils ?

Le système pileux…. Avant toute réalisation d’un tatouage il faut soit raser, soit épiler : la peau comporte toujours au moins un duvet, voire des poils, ou des cheveux qui sont des nids à microbes, à bactéries…

La repousse est systématique sur le tatouage, alors si vous avez un torse velu, soit vous choisissez un autre emplacement, soit vous êtes condamnés à vous raser à vie ou à passer avant à l’épilation définitive…. Ou à laisser votre tatouage au chaud….

 

123.  Le crâne ?

La réalisation d’un tatouage sur le crâne n’est pas trop douloureux, mais plus contraignant de par la position durant la séance et surtout par le bruit de la « bécane » qui bourdonne aux oreilles et résonne dans la tête ?

Il faut bien entendu raser avant le tattoo et les cheveux à la repousse cachent le motif… il n’y aura que votre coiffeur qui sera au courant….

Le fait de se raser la tête régulièrement avant la séance de tatouage, lui permettra de s’accoutumer à l’inflammation et à s’adapter aux conditions climatiques.

 

 

124.  Çà démange ?

Votre tattoo vous démange….

- soit il est en cours de cicatrisation, et c’est normal, mais il ne faut surtout pas le gratter cela risque  d’arracher des croûtes donc de la couleur !!! Appliquez de l’eau froide et de la pommade  cicatrisante, s’il est sous film stérile…. Respirez par le ventre en pensant à autre chose….

-  soit il est cicatrisé….alors là regardez à « le tatouage est enflé ? 

 

 

 

125.  Tattoo en relief ?

Si votre tatouage est en relief  regardé à «  le tatouage est enflé »

Si votre tatouage est boursouflé en permanence , c’est  un excès d’encre et il n’y a rien à faire.

Si votre tatouage est boursouflé avec des cicatrices blanches : la personne qui vous a tatoué, vous a « déchiré » la peau :

-  elle a trop insisté par endroit

-  sa « bécane » était mal réglée, trop ou pas assez de puissance par rapport à la rapidité d’exécution

- ses aiguilles étaient trop sorties et elles ont « labourées » la peau.

Pour l’aspect du tattoo, il restera toujours boursouflé…

Pour les « déchirures », il est toujours possible de remettre de l’encre pour opacifier son aspect, retournez voir votre « décorateur » pour qu’il y remédie ou en tout cas pour lui montrer le résultat si vous décidez d’allez voir une personne plus expérimentée …

 

 

 

126.  Recoloration ?

Après de longues années de services….après de longues années de sévices…. Un tatouage peut être décoloré :

- soit à cause d’une mauvaise colorisation d’origine

- soit du fait que le tatouage est vieux et que l’encre de l’époque « tient » moins bien que les modernes « pré-dispersées »

- soit dû à l’exposition au soleil

- soit à cause de l’altération du temps

Il est toujours possible de recolorer un tattoo défraîchi, de le raviver ; mais il redeviendra un tatouage neuf, occultant ainsi pour certains sa raison d’être …. Et perdre de son « vécu »…

 

 

127.  Le recouvrement d’un tatouage ?

Un tatouage peut être recouvert sans problème… par un autre plus grand, après reste à définir le style, en sachant que l’on ne peut pas tatouer de l’encre plus claire que celle existante…c’est-à-dire que ce qui est noir restera noir…

Reste à voir avec le tatoueur les possibilités de recouvrement, mais allez-y après avoir réfléchi à ce dont vous avez envie  comme style de tatouage.

C’est votre tattoo, c’est votre démarche… c’est à vous de définir vos envies… et c’est au professionnel de vous dire si c’est réalisable ou pas….

N’attendez  pas que le tatoueur vous propose une solution miracle, lui n’a que la technique et la créativité. Il ne pourra vous faire qu’une création en fonction de l’existant, et selon votre convenance.

Ne tombez pas non plus dans la facilité : n’allez pas faire systématiquement du tribal occidental !!!!

Et réfléchissez bien cette fois ci !!! Parce que …après il n’y aura pas de 3° chance…. Ce sera tout noir !!!!

 

 

128.  Le détatouage au laser ?

La seule méthode actuellement efficace pour le retrait d’un tatouage est le traitement au laser. Il défragmente l’encre en micro particules qui sont ensuite phagocyter par les cellules macrophages et évacuées par l’organisme ou rejetées par la détersion.

Les peaux pigmentées seront sujettes à conserver une trace « fantôme » ou la peau sera moins pigmentée.

Il faut plusieurs séances de laser pour faire disparaître un tatouage : afin de ne pas brûler la peau, les impacts de rayons laser ne doivent pas se superposer.

Il n’existe aucune séquelle au détatouage au laser, il est même possible de retatouer sur la même zone !!! Après un délai de cicatrisation bien sûr.

Le détatouage au laser est beaucoup moins douloureux physiquement que financièrement :

- le détatouage est moins douloureux que le tatouage, et les séances plus brèves, en moyenne 10 mn

- le coût moyen d’une séance serait de 120 €…et comptez en au moins 3  pour un petit tattoo…

 

Seul un dermato est habilité à cet acte, et il n’existe actuellement qu’une marque de laser efficace sur les tatouages, le «Q-SWITCHED® » !!!

Il en existe 3 qui du fait d’une fréquence différente n’ont pas les mêmes résultats sur les couleurs :

-   « RUBIS® » → bleu, noir, vert ; inefficace sur le rouge et le jaune

-  « ND.YAG® » → noir, rouge ; inefficace sur bleu turquoise et vert

-   «ALEXANDRITE® » → noir, vert, bleu ; moins efficace sur le rouge

Alors selon votre tattoo renseignez vous  sur celui que possède votre dermato…

Pour trouver les centres de laser agrées : www.centreslaser.com

Mais avant d’en arriver là… réfléchissez bien à un acte malgré tout irréversible dans son concept : le tatouage définitif.

 

la réalisation du tatouage

 

 

 

70.  L’hygiène des mains ?

 

Pour le tatoueur : le port de gants d’examen est obligatoire mais nécessite avant tout une bonne hygiène des mains (le port de bijoux est totalement proscrit)

1° étape, lavage simple et séchage avec un essuie-mains à usage unique, durée du savonnage 30 secondes minimum.

2° étape, désinfection :

-  par lavage désinfectant avec un savon antiseptique liquide, savonnage de 30 secondes

-   ou par friction avec une solution hydro alcoolique jusqu’au séchage complet, suite à 5 frictions hydro alcoolique, un lavage à l’eau est préconisé…. Ainsi que le port de gants non poudré.

3° étape, lors du retrait des gants, une désinfection des mains s’avère obligatoire.

Pour le tatoué : lors des soins post-tattoo, une bonne hygiène des mains est nécessaire, un lavage simple est suffisant, l’usage de serviette de toilette est proscrit (l’humidification puis le séchage répété favorisant la prolifération bactérienne).

 

 

71.  Quel est le produit contenu dans le vaporisateur ?

 

C’est une solution de nettoyage et de désinfection locale de la peau, exemple : « mercryl® » dilué à 1/10 °.

 

 

72.  Quelle est la crème qui est appliquée pendant la réalisation du tattoo ?

 

En général on utilise de la vaseline purifiée, d’autres font usage d’huile ou de corps gras ; son utilité :

-  lubrifier la peau, permettant à la main gantée de mieux se mouvoir sans à coup

-  empêcher un écoulement sanguin trop important

-  limiter l’inflammation due aux essuyages répétés

-  permettre par sa brillance, de mieux discerner les « manques » de couleur

-  éviter la diffusion de l’encre dans/sur l’épiderme

 

 

 

73.  Comment obtient-on des ombrages ?

 

Un ombrage est un dégradé de noir (parfois marron, violet ou autres…) pour obtenir du volume, du relief. L’apport d’une ombre fait ressortir le relief.

Les ombrages s’obtiennent en dispersant les points d’encrage, du plus sombre vers le plus clair, du plus profond au plus léger.

Certains tatoueurs travaillent les ombrages avec de l’encre diluée pour obtenir un plus joli modelé, notamment dans les portraits, mais avec cette méthode, l’encre aura tendance à s’estomper voire quasiment disparaître dans les 7 ans ( moins si la dilution est importante).

Pour ma part, je privilégie l’emploi d’encre pure pour l’ombrage : votre tattoo sera le même jusqu’à la fin de vos jours….

 

 

 

74.  Une  encre en conformité ?

 

Une marque d’encre a été incriminée dans 2 cas d’infections en Tchécoslovaquie en  2004, en France elle a été interdite à la vente, puis d’utilisation et de détention, sa destruction s’est faite sous les directives sanitaires françaises.

Face à cette alerte sanitaire, informé par « radio-tattoo », tous les professionnels consciencieux ont pu prendre les mesures adéquates.

Depuis le décret d’application du 9 Août  2004 du code de santé publique concernant les produits de tatouage, une déclaration de production ou d’importation à l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), auprès de la DGCCRF (direction générale de la concurrence et de la consommation et de la répression des fraudes) et une transmission au centre anti-poison, est obligatoire pour une demande de conformité avant la mise sur le marché ; le dossier doit comporter :

-  la composition des encres ne doit pas comporter des produits jugés nocifs ou toxiques →liste à l’AFSSAPS

-  la formule qualitative et quantitative

-  les spécifications physico-chimiques et microbiologiques

-   les conditions de fabrication et de contrôle

-   l’évaluation de la sécurité pour la santé humaine

-   les effets indésirables

-   les preuves des effets revendiqués

-  l’encre doit être stérile avec descriptif du mode de stérilisation et mode de contrôle

 

L’étiquetage obligatoire doit comporter :

-  nom et adresse du fabriquant ou du responsable de mise sur le marché

-  contenu nominal

-  DLU  (Date Limite d’Utilisation)

- précautions d’emploi

-  numéro de lot

-  liste des ingrédients

- la mention stérile

 

 

 

75.  Existe-t-il beaucoup de couleurs ?

 

La palette des couleurs dont on dispose est infinie, toutes les couleurs étant miscibles entre elles et superposables en dégradé, cela  permet une variété de composition égale à celle d’un artiste peintre.

La base  étant :

-   les couleurs primaires et ses nuances : bleu, rouge, jaune

-   les couleurs secondaires et ses nuances : violet, vert, orange

-  le noir

-  le blanc

 

 

76.  L’encre UV ?

Une encre qui réagit aux UV ou à la « lumière noire » des boites de nuit…. Des rumeurs circulent depuis plusieurs années, il paraîtrait même qu’on en trouve dans certains pays… Mais aucune certitude quant à un effet non toxique pour la santé…. Leurs compositions étant toujours un mystère …. Dans le doute….  Vaut mieux s’abstenir…..

 

 

 

77.  Comment obtient-on un dégradé d’une couleur vers l’autre ?

Les dégradés s’obtiennent en piquant comme un ombrage; puis pour dégrader vers une autre couleur, il suffit de combler les interstices d’une couleur avec l’autre afin de combiner les teintes, comme dans un effet à l’aérographe.

 

 

78.  De quoi est fait l’encre ?

 

Leur composition au départ minérale  est maintenant organique et leur  qualité permet une meilleure pénétration dans la peau, ainsi qu’un meilleur éclat visuel et une meilleure tenue dans le temps.

 

En général l’encre actuelle est composée  (les proportions ainsi que d’autres composants sont à la discrétion des fabricants) :

-  pigment organique au code CI (chartre du Colour Index)

-  eau déminéralisée

- listérine ou glycérine

- alcool

Les pigments étant plus finement broyés, le terme commercial emploie l’appellation pleine de sous entendu : d’encre pré-dispersée….

Mais malgré tout, les couleurs les plus claires « prennent » moins bien, cela est dû  à la pigmentation naturelle de chacun, de plus elles sont moins stables au UV.

Il peut arriver que certaines peaux refusent certaines couleurs… mais çà… on ne le sait que quand on est  déjà tatoué …

 

 

79.  Peut-on faire une allergie à l’encre ?

Il existe toujours un risque éventuel d’allergie à un des composants de l’encre.

Mais si vous n’avez aucun antécédent allergique le risque s’en trouve amoindri : la composition de l’encre emploie  des produits de type hypoallergénique.

Dans le cas contraire, si vous présentez un risque allergique défini, demandez à votre tatoueur la composition exacte de ses encres, et consultez votre allergologue.

 

 

 

80.  Pourquoi mon tattoo n’est pas noir intense ?

La couleur ne sera jamais aussi vive qu’au premier jour, du fait que l’épiderme s’est reconstitué après complète cicatrisation, cela agit comme un filtre visuel, pour exemple :

-  prenez une feuille noire

-  posez dessus une feuille de papier calque

-  visuellement votre feuille noire devient gris foncé alors qu’elle est toujours noire !!!

 

Donc plus votre épiderme est épais et pigmenté, plus l’aspect de votre tattoo peut être modifié. C’est ainsi que l’encre noire peut être vu bleutée, verdâtre, gris foncé, noire claire ou … noire.

 

 

81.  La pratique ?

 

Après un dessin préalable sur la peau avec un feutre ou l’application d’un « calque » ou « stencil »,

le tatoueur commence toujours par définir les contours du motif avec une machine équipée d’un faisceau d’aiguilles à tracer (3, 5, 7 selon sa pratique et le motif ) afin d’obtenir des tracés bien nets et linéaires.

 

Le tatouage se commence en bas à droite et monte en diagonale pour finir en haut à gauche, si le tatoueur est droitier et inversement s’il est gaucher car l’écoulement sanguin + le rejet d’encre risquent de souiller le motif pas encore piqué ;  le positionnement des  mains se fera que sur une zone déjà tatouée pour éviter d’effacer le dessin.

 

Le remplissage se fait ensuite avec une machine équipée d’un faisceau de 7 à 45 aiguilles de remplissage selon la taille du motif, et on commence toujours par la teinte la plus foncée pour finir par la plus claire, afin d’éviter de souiller la couleur précédente.

 

 

82.  La douleur ?

La douleur… l’éternelle question….

 

Est-ce que ça fait mal ?….

 

Oui !!!

 

Se faire tatouer fait mal !!!

 

MAIS …. C’est largement supportable, question de motivation !!!

 

 

83.  Ça fait mal comment ? à quoi ressemble la douleur ?

 

La douleur ressentie est inexplicable, cela dépend de chacun, de sa résistance, de sa motivation et de l’endroit…

 

La sensibilité d’un tatouage est en fonction de l’emplacement (zone charnue ou osseuse), de la finesse de la peau et des terminaisons nerveuses.

 

Certains comparent la douleur à une brûlure, à une coupure ou à une incision, les femmes le plus souvent l’assimilent à l’épilation électrique…

 

D’autres la comparent à un plaisir, à une satisfaction de voir leur projet aboutir…

 

La douleur est largement supportable…sinon… personne en ferait et … en referait. Juste quelques « chatouilles »

 

 

 

84.  Les zones les plus douloureuses ?

Quel est l’endroit où çà fait le plus mal ???

-  partout où la peau est fine comme l’intérieur du bras, l’aine…

-  là où il y a des os, à cause des vibrations comme le coude, le pied, les cotes…

-  là où il y a des terminaisons nerveuses comme les extrémités, la colonne vertébrale… (n’oubliez pas que la colonne commence à la tête et finie au coccyx…)

 

Il faut prendre conscience des « zones sensibles » avant d’aborder un tatouage, être sûr de sa motivation qui « sublimera » la douleur lors de la séance… allez jusqu’au bout de votre démarche….

Pour exemple : dans la réalisation d’un « bracelet »… vous sortirez « différent » de la séance après avoir vaincu votre appréhension et surmonter les « chatouilles »…. Votre regard sera différent envers ceux qui n’ont pas osé faire le tour de bras, qui ne sont pas allés jusqu’au bout de leur acte…

Définissant ainsi un trait de leur personnalité ??? …..

 

 

85.  Pourquoi tendre la peau ?

Au vu de la vitesse à laquelle les aiguilles rentrent dans la peau (de 80 à 180 fois/seconde) il est nécessaire de bien tendre la peau, sinon les aiguilles risquent d‘accrocher et  de déchirer celle-ci ; comme sur une machine à coudre, tissu pas assez tendu = bourrage de fil ; là ça fera des cicatrices…

 

 

86.  Existe-t-il des zones + « galère » à tatouer ?

 

Il existe des zones plus délicates à tatouer :

- les endroits difficile d’accès où la peau est en générale plus fine = faire attention à la « profondeur «  de pique, risque « d’éclater », diffusion de l’encre….

-  De plus, finesse de peau = douleur plus prononcée…. Donc + de risques de « mouvements » inappropriés ….

 

Certains tatoueurs refusent de tatouer ces zones délicates et sensibles :

-  intérieur de bras…. Ça arrange certain…. Mais il n’y a rien de plus « risible » que de voir un bracelet pas fini… surtout quand on y est « passé »….

-  ventre…. Zone très difficile à tendre et très extensible ; respiration prohibée, apnée obligatoire…

-  côtes…. Zone avec une très grande finesse de peau et qui s’apparente à de la « tôle ondulée »…..

-  pied …. Zone à peau très fine et très innervée.

Si on refuse de vous tatouer ces zones….. Changez de tatoueur….. D’autres se feront un plaisir de vous satisfaire….. Juste une question de motivation de part et d’autres……

 

 

87.  Le plus douloureux dans le tatouage ?

Lors de la réalisation d’un tatouage, les premières minutes sont les plus douloureuses … le temps de s’habituer et d’accepter la douleur, le temps de sécréter de l’endorphine (morphine naturelle sécrétée par l’organisme).

Le plus sensible est le tracé, le moins sensible : le remplissage ou l’ombrage. Mais le nombre de couleurs peut éveiller une certaine sensibilité. Et chacun a sa propre sensibilité.

 

 

 

88.  Descriptif des zones douloureuses

 

 

zones douloureuses

 

 

89.  Pourquoi le plus sensible est le tracé ?

-   il y a moins d’aiguilles, la douleur est plus aigue

-   plus le trait est long, plus la douleur se propage : si le trait fait 10 cm, la douleur se crée sur 10 cm

-   la peau n’est pas encore « chaude », inflammée

-  le phénomène de surprise

-  l’endorphine n’est pas encore présente

 

 

90.  Pourquoi le moins sensible est le remplissage ou l’ombrage ?

-  la peau est inflammée =  + d’endorphine

-  plus d’aiguilles (de 5 à 45), la douleur est moins aigue

-  l’évolution se fait mm par mm, la douleur se propage doucement

- le corps et la tête ont assimilé le degré de douleur

 

 

91.  Pourquoi le nombre de couleurs joue dans la douleur ?

Le fait d’appliquer plusieurs couleurs devient plus douloureux dans le temps: les couleurs se posent l’une après l’autre, du coup on revient sur des zones déjà tatouées et à la longue la sensibilité devient plus exacerbée.

 

 

92.  La peur de bouger ?

Le risque de bouger est réel…. Et  pour réussir un tatouage il faut être 2 :

-  1°/ le futur tatoué respectueux des consignes, et durant la réalisation, la première est de ne pas bouger, ne serait ce qu’un orteil car çà crée un mouvement sur le reste du corps.

-  2°/ le tatoueur de par ses qualités intrinsèques

 

La peur de bouger, de ses réactions face à la douleur lors de la réalisation d’un tatouage interpelle tout candidat au tatouage. Effectivement, sous l’effet de la surprise, on peut bouger, sursauter….mais si le « tortionnaire » est un tant soi peu attentionné….une fois le matériel prêt, les gants mis :

-  vous entendrez le bruit de la machine : dernière vérif’ d’usage

-   vous entendrez le bruit de la machine : il charge l’encre, vérifie que çà ne « crache » pas

-   il vous appliquera de la vaseline sur la peau

-   il posera une main à proximité de la zone à tatouer  et tendra la peau

-   il posera la main qui tient l’instrument de torture

-   vous entendrez à nouveau le bruit …. Bizzare, elle ne fait plus le même bruit…

-   il vous dira : « on y va ? »

-   vous répondrez d’un hochement  de tête, voir d’un grognement

-  et des mots lointains vous parviendront : « je vais commencer par un petit trait… ok ?… »

-  re acquiescement, apnée, battements de cœur ….« çà y est j’y suis !!!! »

-  et là çà fait……..  pas aussi mal qu’on vous a dit !!! relâchement, soupir….

-  la peau se détend, le bruit s’arrête… »çà va ???  on y retourne ??? »

-  et c’est un grand moment de plaisir : l’accomplissement d’un désir, d’un rêve, d’une envie….

-   BZZZZ…..BZZZZ…..BZZZZZZZZZZ …………

 

 

93.  L’anesthésie ?

L’anesthésie…. grande question … vaste débat… pour ou contre la douleur dans le tatouage ???

Mais le principal n’est-il pas d’avoir un beau tatouage ???….

N’oublions pas que l’usage d’anesthésique même local est réservé aux professionnels du corps médical.

94.  L’anesthésie, efficace ?

L’efficacité d’une pommade anesthésiante est plus psychologique que physique et dans la cas du tatouage serait plus un  anxiolytique ; pour exemple :  j’ais tatoué une personne qui par crainte de la douleur avait demandé à sa compagne de lui appliquer 1h00 avant la séance , de l’Emla® à l’emplacement de son futur tattoo : sur la colonne vertébrale au niveau des omoplates ; 1h30 plus tard le tatouage réalisé , n’ayant rien ressenti de franchement douloureux, il s’est félicité d’avoir appliqué de l’Emla® !!!… sauf que le patch était toujours là, posé au niveau des lombaires….

 

 

95.  Peut-on tatouer sous anesthésiant ?

Effectivement on peut tatouer sous anesthésie locale ; pour ma part, en tant que tatoueur, je préfère tatouer une personne qui ne bouge pas et ne perturbe pas la réalisation donc le résultat du tatouage ; plutôt qu’une pile électrique qui sursaute dès qu’on la touche, qui fait dévier mes tracés m’obligeant à repasser plusieurs fois, ce qui en allongeant le temps de travail en  augmente de fait la douleur par sa durée, et sans parler de la « qualité » du tatouage.

 

 

96.  Quelle anesthésie pour la réalisation d’un tatouage ?

Il existe 2 types d’anesthésie locale concernant le tatouage :

- Par injection sous cutanée mais seul un médecin a le droit de le faire. Il existe des risques de            complications et d’allergie au produit anesthésiant, de plus la réalisation du tatouage devient plus contraignante par une texture de la peau plus irrégulière, mais le résultat final ne s’en trouve pas modifié.

- Par application d’une pommade anesthésiante (par ex : l’Emla®, utilisée en pédiatrie pour des injections aux nourrissons) à l’emplacement précis du futur tattoo 1 h00 avant le RDV sous pansement occlusif, mais … juste pour une efficacité de +-20 mn…et un petit tatouage requiert  +- 1h00 pour sa réalisation….

Sous pommade anesthésiante, la peau se durcit et se tend, ne rendant pas la réalisation du tatouage plus aisé, mais le résultat final n’en pâtit pas.

Le contrecoup de l’anesthésie locale…. Quand çà se réveille… la sensation de douleur est plus importante … l’organisme n’a pas sécrété d’endorphine….

 

 

97.  Le jour J : comment bien réussir une séance de tatouage ?

-  bien dormir la veille

-  un bon repas avant ou petit déj ou collation

-  évitez la prise d’alcool, de produits stupéfiants et de certains médicaments (psychotrope, aspirine…)

-  arrivez juste à l’heure, pas la peine de « stresser » dans la salle d’attente

- évitez d’arriver en « bande » : la nervosité est communicative, mais n’hésitez pas à vous faire accompagner

-  si vous avez des doutes ou voulez des renseignements, n’hésitez pas à en faire part

-  évitez de focaliser sur la douleur

-  prenez une respiration ventrale : le ventre se gonfle à l’inspiration et se dégonfle à l’expiration, cela permet un meilleur contrôle de soi et une meilleure gestion de la douleur ; tout le monde peut y arriver : c’est la respiration que l’on prend pour dormir…

-  respirez calmement et évitez de vous agiter

-  n’hésitez pas à demander une pause cigarette ou une pause pipi

- n’hésitez pas à demander une pause pour faire quelques mouvements: le plus douloureux peut être la position et l’immobilisme.

Le seuil de tolérance à la douleur se situe dans un créneau de 2 à 3H00 selon chacun, après il y a un cap à franchir, un peu comme un second souffle, que l’on franchit ou pas….des personnes se sont fait tatouer 12h00 d’affilée et dernièrement j’ai réalisé une performance avec des confrères : tatouer un dos entier à 5 tatoueurs dont 4 en permanence, durée du tatouage 4h00,  seule la dernière heure fut douloureuse.

 

l’avant – tatouage

42.  Se faire tatouer lors d’une convention/manifestation ?

Au niveau de l’hygiène… à priori cela ne pose aucun problème tant que le tatoueur applique les règles d’hygiène de base : matériel à usage unique stérile à défaut du matériel recyclable stérilisé, lavage et désinfection des mains au stand, tri des déchets à risque infectieux….

Au niveau déontologique… je suis réticent au concept tattoo/produit de consommation où le candidat au tatouage choisit sur l’instant son motif sans avoir le temps de la réflexion et va vers le professionnel disponible ou le moins cher….

 

Néanmoins… l’avantage de ces manifestations est d’avoir l’opportunité de se faire tatouer par des artistes étrangers ou hors de  la zone géographique et dont on apprécie le travail….

La démarche logique serait de contacter cet artiste avant sa venue, de convenir d’un motif, d’un coût et de fixer ainsi un RDV lors de la manifestation ; cela permettrait d’une part d’être sûr de se faire tatouer et d’autre part de ne pas avoir à regretter son tattoo par la suite….

 

 

43.  Quels motifs ?

Le choix reste personnel, comme le désir de se faire tatouer doit être un choix délibéré !!!

 

N’attendez pas que le tatoueur choisisse pour vous : c’est vous qui allez le porter toute votre vie !!!

Il est là pour vous conseiller et vous diriger : signification, symbolisme, emplacement…

 

A vous de vous posez les bonnes questions, que signifie ce futur tattoo :

- sa représentation, sa traduction, son sens : a-t-il un but purement esthétique ou une signification personnelle….

- couleurs ou pas

- que du tracé ou rempli

- aplat ou dégradé/ombrage

- figuratif ou abstrait

- définissez le style : consultez des magazines ou sites web pour vous donnez une idée du style que vous voulez porter

N’oubliez pas que ce tatouage vous suivra  au moins toute votre vie…. A réfléchir mûrement donc….

Si vous avez quelques doutes ou hésitations….

-  Prenez une feuille de papier

-  Notez-y toutes vos idées

-  Puis faites deux colonnes

-  une pourquoi vous le feriez

- une pourquoi vous ne le feriez pas

- cela vous permettra de mieux synthétiser vos idées

Pour le tatoueur, un point essentiel : le droit de refuser de réaliser un tatouage, pour une question d’éthique personnelle, mais il se doit de vous diriger vers un autre confrère susceptible de répondre à votre demande.

 

44.  Les motifs ont-ils évolués ?

En dehors du classique papillon, dauphin, rose…. On arrive aujourd’hui vers une tendance  plus ethnique : calligraphie chinoise, tribal contemporain, tribal océanien….une sorte de retour aux sources, de recherche identitaire et/ou d’appropriation d’une identité culturelle.

Les motifs deviennent plus « fouillés », personnels, d’une part par le fait d’une demande de plus en plus exigeante sur la signification et sur l’esthétisme, d’autre part du fait que bon nombre « d’artistes de l’aiguille » sortent d’école d’art, ce qui crée une émulation créative.

 

45.  Le tatoueur peut-il dessiner votre motif ?

Le tatoueur doit être en mesure de vous créer votre motif personnel donc UNIQUE, mais vous pouvez chercher des sources d’inspiration sur Internet, sur des magazines, des documentations, des photos ….car le style de votre futur tattoo dépend de vous, tribal contemporain, tribal océanien, amérindien… old school, figuratif… ainsi que la  définition de votre motif, tracé, tracé + ombrages, tracé + couleurs, monochrome…

De plus votre tatoueur vous dessinera votre motif en fonction de son emplacement, afin de mieux l’intégrer, l’adapter à votre morphologie.

Evitez de choisir dans des catalogues : il ne vous sera rien de plus désagréable que de voir sur la plage des personnes portant VOTRE tatouage….

 

46.  Le dessin sera t’il le même sur la peau ?

Il existe 2 méthodes pour être sûr de la reproduction du motif choisi :

-  soit en appliquant le motif sur la peau à l’aide d’un « stencil/calque/transfert… » fait avec un carbone ou un crayon spécifique ou une thermo copieuse  …

-  soit en dessinant directement sur la peau

Reste plus au « pro » qu’à suivre les contours… après bien sûr que vous ayez « vérifié » que le motif soit à votre convenance (emplacement, taille, position….)

Toutefois une précaution d’importance : que le motif soit appliqué ou dessiné avec le corps en position naturelle, c’est-à-dire debout les bras ballants, décontracté (ex : quand on est assis, l’axe du bras n’est pas le même que quand on est debout…en vous relevant le motif sera « trop » devant….)

Le travail à « main levée »…. reste aléatoire, du fait que pour tatouer il faut énormément tendre la peau, donc un trait droit sur une peau tendue = un trait tordu une fois la peau relâchée……

 

 

47.  Comment choisir l’emplacement ?

L’emplacement … c’est comme le motif…. Cela reste un choix personnel….

Reste à voir vos critères :

-  si vous voulez le voir ou pas… donc devant ou derrière…

-  si vous voulez qu’il soit visible ou pas

- qu’il soit entièrement visible …. ou juste un bout

- et surtout par Qui il sera vu….

 

Pour « peaufiner » votre choix…

-  prenez une feuille de papier

-  faites trois colonnes

-  une pour l’emplacement

-  une autre pour les raisons de votre choix

-  une dernière pourquoi vous ne le feriez pas

N’oubliez pas que votre corps est en mouvement, alors évitez quelques erreurs du style :

-  le petit tattoo sur l’omoplate mais à coté du débardeur ou de la bretelle de soutien-gorge = un motif trop à l’extérieur, voir derrière le bras… qui se déformera beaucoup quand vous bougerez… mais surtout qui déséquilibrera  l’harmonie de votre dos….

-  Ou le « bas de dos » qui « retombe » à ses extrémités = ça « tasse» les fesses…. Privilégiez un motif avec plus d’élan qui vous affinera la taille….

Et n’oubliez pas que le corps n’est pas toujours vêtu…..  Et que le « joli bas de dos » au niveau du « taille basse mais bien visible» vous coupera la taille quand vous serez en maillot ou dénudé.

Et que le tatouage sera en vous… pour vous, et que vous serez le/la seul/e à le porter toute votre vie…..

 

48.  Le sport avant une séance de tatouage ?

Avant une séance de tatouage, voir même 3 jours avant, une pratique sportive est déconseillée, car les muscles seront gorgés de sang, d’où un écoulement sanguin + important, ainsi qu’une sensibilité accrue. La réalisation du tatouage peut en être reportée…

 

49.  Peut- on tatouer  les mineurs ?

La profession n’étant toujours pas légiféré….c’est plus une question d’éthique personnelle et …parentale !!!

50.  Existe-t-il des contre indications à tatouer un mineur ?

Ce n’est pas qu’une question d’age, mais plus un problème de croissance non terminée et ce n’est pas qu’une question de taille, d’ossature mais de formes….

-   les filles vont devenir des femmes avec des courbes +- prononcées

-  les garçons vont devenir des hommes avec +- de muscles

-  donc la peau va « bouger ». Un tattoo sur l’omoplate à 15 ans, peut finir 5 ans après sur…l’arrière du delto (bras) ou au milieu du dos ; de toute façon complètement déformé.

Pour exemple :

-  vous prenez un ballon de baudruche

-  vous le gonflez de moitié (cela correspondra à une taille d’adolescent)

-  avec un feutre, vous dessinez dessus

-  vous regonflez le ballon d’un quart (évolution de la croissance)…. Le motif se déforme

-  vous gonflez le ballon à fond (la taille adulte)….. le dessin est difforme….

Le manque de maturité quant au choix d’un motif et de son emplacement est aussi à prendre en compte….

Et puis qu’est-ce quelques années d’attente pour des années de plaisir à contempler sans regret son tatouage tant désiré ???

 

51.  Le prix d’un tatouage ?

Le coût d’un tatouage n’est pas prédéfini, cela dépend du temps nécessaire pour le réaliser : du motif, de sa taille, de son détail, de son emplacement et surtout… du tatoueur.

Certains tatoueurs définissent leur prix en fonction de la « pièce », d’autres en fonction de l’estimation du temps de réalisation ou d’autres à l’heure de travail, dans ce cas si le tatoueur est lent voir excessivement lent, cela peut très vite devenir onéreux jusqu’à insurmontable…

Demandez toujours un devis ferme et définitif avant de vous engager !!!

Mais que l’aspect pécuniaire ne soit pas votre seul critère de sélection… le coût d’un tatouage est celui que l’on peut se permettre… question de motivation….

 

 

52.  Y a-t-il des devis écrits ?

Vous avez toujours la possibilité de demander un devis écrit à l’en-tête du studio, avec le descriptif du motif.

 

 

 

53.  Y a-t-il des factures ?

Vous avez toujours la possibilité de demander une facture écrite à l’en-tête du studio, elle ne peut vous être refusée.

 

 

54.  Pourquoi le règlement souvent en espèces ?

Il y a plusieurs années, les candidats aux tatouages, étaient le plus souvent issus d’un milieu marginalisé, donc le règlement en espèces était une certitude de rémunération pour le tatoueur, et certaines fois c’était avant l’acte.

Cette pratique de règlement en espèce est devenue une habitude dans le monde du tatouage, et bien que certains studios soient maintenant équipés d’un mode de paiement par carte bancaire, le règlement par chèque est encore souvent refusé pour faire face aux « indélicats »….

En règle générale, la mode de règlement est stipulée au sein du studio.

 

 

 

55.  Pourquoi un versement d’arrhes ?

Il est souvent demandé un versement d’arrhes lors de la prise d’un RDV, afin de limiter les défections non prévenues et de responsabiliser la démarche d’un candidat au tatouage.

 

 

56.  Y a-t-il des garanties ?

La profession étant avant tout à vocation artistique, il n’existe pas de garantie de résultat … d’où la nécessité de bien choisir son tatoueur et de bien définir son motif, avant de passer à l’acte !!!!

 

 

57.  Les allergies ?

A ce jour il n’y aucune allergie reconnue au tatouage.

Les encres ne contiennent pas d’éléments allergènes, mais si vous êtes sujet à des allergies, vérifiez auprès de votre tatoueur de leurs compositions.

Si vous avez  une allergie au latex : demandez l’usage de gants en vinyle ou autre.

Si vous faites une allergie à la vaseline : demandez l’usage de n’importe quel autre corps gras, en vérifier également l’absence dans la composition de la pommade cicatrisante.

 

58.  Les contre-indications ?

Il faut prendre certaines précautions quant à son état de santé et vérifier l’absence de contre-indications : grossesse, croissance non terminée, pathologies diverses, présence de grains de beauté, traitement médical (prise d’anticoagulant…) ne pas hésitez à prendre un avis médical.

 

 

59.  Peut on tatouer  quelqu’un à la peau noire ?

Un petit rappel sur la couleur de la peau …

La couleur de la peau résulte de la coloration due à l’hémoglobine, les carotènes et la mélanisation ; elle dépend de :

-   l’intensité de la synthèse des mélanomes, de leur nombre, de leur taille

-  de l’intensité de la dégradation des mélanomes dans les kératinocytes

-  la mélanisation est limité à la couche basale chez les blancs + la couche épineuse après bronzage ; alors que chez les « noirs » elle est limitée à la couche épineuse + la couche granuleuse après bronzage

Rappelons qu’un tatouage c’est l’introduction d’un colorant dans le derme, sous la jonction dermo-épidermique ou lamelle basale où se situent les mélanocytes, cellules qui synthétisent sous l’influence du soleil la mélanine responsable de la pigmentation cutanée.

Donc on tatoue sous les pigments naturels qui agissent ensuite comme un filtre visuel …. Plus la peau est foncée donc moins transparente… moins le tatouage se voit …..

 

 

60.  Un tattoo blanc sur une peau noire ?

Sur une peau noire, il est impossible de tatouer des couleurs autres que le noir, n’oublions pas qu’un tatouage c’est l’introduction d’un pigment dans le derme… la couleur blanche et jaune seront donc  invisible… les autres à peine visible sinon très sombres selon le taux de pigmentation naturelle.

Dans les régions où la pigmentation de peau est très élevée, on n’y pratique pas le tatouage mais la peinture corporelle,  la scarification, le piercing.

 

 

61.  Le soleil avant tatouage ?

Avant une séance de tatouage, évitez de vous exposer au soleil… plus votre peau brunit, plus la réalisation sera délicate, surtout si vous pelez …. Et en cas de coup de soleil… la douleur sera insupportable !!!!

 

 

62.  Peut on tout tatouer ?

Certaines parties du corps ne sont pas « tatouables » du fait de l’épaisseur et de la texture de la peau tels : la paume des mains et la plante des pieds.

D’autres parties sont plus délicates… Tels les doigts de la main ou du pied  … le tatouage aura tendance soit à « baver », soit à ne pas prendre….

 

 

63.  La grossesse ?

En prévision d’une future grossesse il faut prêter attention :

-   à l’emplacement du tattoo → «bas de dos et  péridurale ? » 

→ «bas de ventre et césarienne ?» 

-   au risque de vergetures qui sont un déchirement de la peau, qui à force d’être distendue, perd de     son élasticité. Durant la grossesse, hydratez et graissez régulièrement la peau pour l’assouplir et surtout évitez une importante prise de poids, et retrouvez votre taille de « jeune fille » après l’accouchement, selon certains gynécologues la normalité se trouve à une prise d’1 kg par mois….

Pendant une grossesse il est fortement déconseillé de se faire tatouer à cause des risques qui sont encourus par le futur « petit d’homme » :

-   excès de création d’endorphine

-   stress

-  surplus de poids = dilatation de la masse dermique

Si vous êtes déjà tatouée … suite à l’accouchement, après avoir bien pouponné … et dès que vous  aurez retrouvé votre silhouette de « jeune fille », le tatouage retrouvera sa place.

 

Si par malheur vous avez contracté des vergetures …. Il y a toujours une possibilité de tatouer dessus, voir re-tatouer dessus → « peut-on tatouer les cicatrices ? »

 

 

64.  Bas de ventre et césarienne ?

Un accouchement peut malheureusement se compliquer… et une césarienne nécessaire….elle se pratique généralement en sus pubien, c’est-à-dire horizontalement juste au dessus des poils pubiens avec un battement  de +- 2 cm en hauteur, la cicatrice reste fine.

Un tatouage non figuratif reste rattrapable → « peut on tatouer des cicatrices ? » page 19.

Un tatouage figuratif peut être recouvert → « le recouvrement d’un tatouage ? »   Ou peut être enlevé → «  détatouage au laser ? »

 

 

65.  Bas de dos et péridurale ?

Lors d’un accouchement, on a de plus en plus recourt à la péridurale qui est l’injection d’un produit anesthésiant entre la 3° et la 4° vertèbre lombaire.

Certains anesthésistes refusent de pratiquer une péridurale en présence d’un tatouage dans cette zone, en targuant  le risque que  l’encre puisse  pénétrer dans le liquide rachidien, mais la dangerosité n’a pas été démontrer….

D’autant plus… si on considère que l’encre est déjà dans l’organisme….

D’autres anesthésistes  par contre n’y trouvent aucune contre indication ….

Donc en cas de refus … la solution la plus simple serait donc…de changer de praticien …

Cette solution n’étant pas toujours possible, et face à l’incertitude et au risque de non pratique de l’acte de la part du corps médical, il suffit donc…de contourner la zone L3/L4…..

Pour rappel la colonne vertébrale c’est (en comptant à partir du haut) : 7 cervicales, 12  dorsales,  5 lombaires, 5 sacrums (soudées), 4 coccyx (soudées).

Comptez bien et ne vous trompez pas !!!……

Sinon c’est plus ou moins à la même hauteur que le nombril…

 

66.  Peut on tatouer des cicatrices ?

Une cicatrice peut être tatoué si :

-  elle est superficielle : écorchure, égratignure, point d’acné, séquelle de piqûre….

-  elle date  d’au moins 6 à 7 ans : blessure profonde ou opération chirurgicale ayant nécessité la pose de points de sutures, séquelles de brûlures importantes, greffe de peau… pour éviter les chéloïdes masser quotidiennement la cicatrice avec un corps gras.

 

 

67.  Tatouage oreille ?

L’oreille est une partie du corps qui peut être tatouée, sauf dans le pavillon à moins d’avoir les oreilles de « Dumbo »…. La zone n’est pas très sensible… après tout est relatif…

 

 

68.  Tatouage du pied ?

Le dessus du pied se tatoue sans souci. Évitez la partie du pied où la peau est plus « cornée », l’encre ne tient pas…. A moins de « piquer » profond, mais là … çà ressemblerait plus à de la scarification encrée…. Le  dessus  des orteils comme le dessus des doigts de la main sont une zone délicate à tatouer : le trait aura une rapide tendance à « baver ».

Après la séance de tatouage, vous pourrez marcher et courir… Mais :

-   Évitez de porter des chaussures basses lors d’un tatouage au niveau de la malléole….

-   Préférez des chaussures montantes pas trop serrées

-  Doublez le port des chaussettes, cela limitera les frottements

-  Évitez de marcher pied nu : il n’y a rien de plus sale que le sol…

-  Faites attention si vous possédez un animal domestique : les poils ne sont pas ce qui a de plus hygiénique…

-  Privilégiez la cicatrisation en milieu humide

 

69.  J’y vais, je n’y vais pas ?

Si vous avez le moindre doute, si la personne ne correspond pas à vos attentes ou si le « feeling » ne passe pas, allez voir ailleurs… il y a tant de studio de tatouage que vous finirez par trouver le tatoueur qui  conviendra à vos attentes.

Sachez prendre votre temps …

le matériel

 

 

LE MATÉRIEL

 

 

25.  Le tatouage à la machine électrique, c’est récent ?

 

e brevet de la première machine à tatouer électrique, plus communément appelé « bécane », a été déposé en 1877 au USA par THOMAS A EDISON, le concept de cette machine est toujours le même de nos jours.

brevet gun tattoo

 

 

 

 

26.  Existe-t-il plusieurs types de machine ?

 

Il y a 2 sortes de machines, différentes par leur fonctionnement :

-   la rotative : le faisceau d’aiguilles est monté sur un axe rotatif ; machine plus silencieuse mais moins précise, ne possède aucun réglage de la puissance, la vitesse se règle avec le voltage du courant, est surtout utilisé par sa simplicité de réglage car il n’y en a aucun.

-   la vibrante : le faisceau d’aiguilles est monté sur un axe à débattement qui monte et descend ; avec ses multiples réglages elle est la préférée des tatoueurs qui peuvent l’adapter à leurs besoins (vitesse d’exécution, tracé, ombrage, remplissage….)

 

 

 

27.  Comment fonctionne une machine pour tatouer (vibrante) ?

Le principe de fonctionnement d’une machine à tatouer est un mouvement de va et vient qui fait monter et descendre des aiguilles qui entrent par effraction dans la peau et y déposent de l’encre (tel une machine à coudre dont la mise en fonction se fait aussi via une pédale) . Son poids avoisine les 500 grs toute équipée et  elle fonctionne sur un courant continu de 6 à 12 volts pour une vitesse de 80 à 180 battements/seconde. Cette rapidité permet une plus grande précision ainsi qu’une plus grande vitesse d’exécution, on peut y adapter de 3 à 45 aiguilles (montées sur tige) en même temps….plus ça va vite …moins ça fait mal…longtemps !!!

 

 

28.  Pourquoi un tatoueur utilise t’il plusieurs machines ?

 

Pour les différents réglages qu’il a prédéfini selon l’usage qu’il lui destine :

-   1 traceuse : nerveuse et rapide

-  1 ombreuse : plus souple et plus lente

-  1 remplisseuse : plus puissante (+ d’aiguilles à entraîner)

 

Le concept de ces machines est le même ce qui diffère :

-   la puissance du « moteur » (bobines) de 6 à 14 Wraps (tours de fils de cuivre)

-   le condensateur : sa capacité à réguler le courant

-   la masselotte : + légère= + rapide ; + lourde= + puissance

-   l’épaisseur et la tension des ressorts

Tous ces paramètres permettent de multiples combinaisons de réglage que chacun peaufine selon son propre feeling et sa vitesse d’exécution….

 

 

 

29.  Pourquoi des élastiques sur la machine ?

Les élastiques servent à maintenir le faisceau plaqué contre la buse, pour éviter le débattement latéral ; car la tige est reliée à la machine que par le téton de la masselotte.

Certaines nouvelles machines ont un système de vis,roulette et ressort en appui qui évite l’usage d’élastique .

 

 

30.  Un environnement propre et désinfecté ?

 

L’hygiène du studio et de son environnement doit être impérativement respectée. Il faut pour cela :

-  que le poste de travail soit à l’abri du vent pour limiter tout apport de contaminants extérieur

-  que l’application du principe de bionettoyage soit de rigueur sur le plan de travail, sur le fauteuil et le sol

Le principe de bionettoyage : c’est réduire de façon  temporaire la contamination des surfaces avec un produit détergent et un désinfectant ou un détergent/désinfectant ; veillez au temps de pose.

 

 

 

 

31.  Le matériel à usage unique?

L’utilisation de matériel à usage unique est la seule prophylaxie : aiguilles, capsule pour l’encre, gants, essuie-tout, sachet et films plastique, rasoirs.

 

 

 

 

32.  Le matériel à usage unique stérile ?

L’évolution du matériel jetable à usage unique et stérile permet depuis peu de trouver : des aiguilles pré soudées, des buses et des manchons en plastique ou téflon.

 

 

33.  Le matériel recyclable stérile ?

Le matériel recyclable (tiges, buses, manchons) est  nettoyé, pré désinfecté, emballé hermétiquement,  puis stérilisé par autoclavage, l’agent stérilisant étant la vapeur d’eau, la norme actuelle est une vapeur saturée de 134° à 2,1 Bars  pendant une durée de 18 mn, l’autoclave doit être à la norme Afnor : NF EN 13060 et subir une série de test de bon fonctionnement avant toute utilisation.

 

 

 

 

34.  Le matériel recyclable désinfecté ?

Le matériel recyclable (notamment le matériel de tatouage traditionnel thermosensible) est nettoyé, pré désinfecté puis rincé et désinfecté dans le liquide approprié selon la notice du fabricant.

Cette méthode est appelée à tort « stérilisation à froid » mais doit comporter toutes les étapes pour être au minimum efficace.

 

 

35.  Les aiguilles ?

Contrairement à des idées reçues, les aiguilles ne sont pas creuses….ce n’est pas une injection !!!

Les aiguilles sont pleines, en acier chirurgical inoxydable dont le diamètre va de 0,25 à 0,45 mm ; elles sont soudées sur une tige soit en rond, soit en peigne ou en double peigne superposé/décalé appelé » magnum ». Pour éviter d’avoir des interstices, elles se montent toujours en chiffre impair, l’ensemble s’appelle un « faisceau ».

En  général il y a 2 types d’aiguilles les plus utilisées :

-  pour le tracé : la pointe est très effilée, affûtage long ( long taper)

-  pour l’ombrage/remplissage : la pointe est plus en forme d’ogive, affûtage court ( short taper )

Néanmoins de plus en plus de fabricants/fournisseurs apportent leurs petites différenciations : aiguilles texturées, en ogive , en langue de chat, spéciales US , spéciales asiatiques, spéciales maori  etc … parfois des petits plus, parfois juste pour y croire et s’en convaincre.

Chaque artiste-tatoueur a ses petites préférences et habitudes…..

 

 

 

36.  Les aiguilles sont elles neuves ?

Les aiguilles  doivent toujours être neuves, donc à usage unique et stérilisées. Si un studio n’applique pas cette « obligation »…. Partez en courant !!!!

Un tatoueur consciencieux désolidarisera les aiguilles de la tige devant vous, vous permettant ainsi de voir l’aspect de cet « outil de torture »… et les jettera dans le collecteur prévu à cet effet.

 

 

37.  Pourquoi plusieurs faisceaux d’aiguilles pour le même tattoo ?

En général pour réaliser un tatouage, il faut un faisceau :

-  pour le tracé : 3, 5 ou 7 aiguilles

-  pour le remplissage/ombrage : 5, 7, 9, 11, 14, 21 ou 45 aiguilles

Comme la différence entre un feutre et un marqueur, un pinceau et un rouleau…

Il s’avère parfois nécessaire de changer de « faisceau » pour la réalisation d’un « grand » tatouage car les aiguilles finissent par s’user et s’émousser, par le nombre de perforation du cuir humain …

 

 

38.  Combien de fois les aiguilles rentrent dans la peau ?

Si vous voulez calculer le nombre de fois où les aiguilles pénètrent  la peau …

 

Par exemple : pour un petit tattoo d’1H00….

-   20 mns pour le tracé à +- 140 pulsations/seconde =…….

-  40 mns pour le remplissage à +- 120 pulsations/seconde =……

Et si vous multipliez par le nombre d’aiguilles cela vous donnera le nombre de « trous »  effectué :

…… X 3 aiguilles pour le tracé  = ….

…..   X 7 aiguilles pour le remplissage = ….

Le total vous donne le nombre de « piqûres » pour la réalisation de votre tatouage….

Bon calcul…

 

 

 

 

39.  Pourquoi un faisceau rond ?

 

Les aiguilles soudées en rond, permettent d’avoir :

- de 3 à 7 aiguilles en long taper, un tracé bien linéaire

- de 7 à 21 aiguilles en short taper, un remplissage ou un ombrage bien régulier

 

 

 

40.  Pourquoi un faisceau en peigne ou en magnum ?

Les aiguilles montées en peigne ne sont quasiment plus utilisées, on leur préfère le double peigne superposé voir en décalé: le « magnum ».

Ce montage permet d’avoir une surface de pique plus importante, donc une réalisation plus rapide, avec de plus beaux aplats ou dégradés.

De plus l’utilisation du « magnum » sur la tranche permet d’accéder aux endroits inaccessibles avec un faisceau rond au même nombre d’aiguilles.

Néanmoins l’utilisation d’un « magnum » s’avère plus délicat, du fait qu’il faille garder le faisceau bien parallèle à la peau afin d’éviter de « déchirer » celle-ci ou d’avoir un trait trop marqué dans un ombrage. Le « magnum » se monte de 5 à 45 aiguilles.

 

 

41.  À quelle profondeur rentrent les aiguilles ?

La profondeur de pique varie de 0,1mm à +1cm, selon l’endroit où on  tatoue, de la personne à tatouer et …  du tatoueur …

 

LE TATOUEUR

 

 

 

 

18.  Comment choisir Son tatoueur ?

-   en parler autour de soi : le bouche à oreille reste la meilleure pub d’un tatoueur.

-  se renseigner sur la réputation du studio et du tatoueur

-  se renseigner auprès des personnes qui ont étés tatoués, et par qui (il peut y avoir plusieurs              tatoueurs dans le même studio) et regardez de visu la qualité de son travail

-  n’hésitez pas à franchir la porte d’un studio, on ne vous mangera pas…

-  renseignez vous sur sa pratique : méthodes,  matériel, hygiène, déroulement et déontologie

-  n’hésitez pas à poser toutes vos questions, même si elles vous paraissent saugrenues… l’attention qu’on vous portera, vous laissera présager …l’avenir…

-  regardez son press-book pour voir son « style » : certains tatoueurs ont parfois des préférences de motifs où ils excellent, et d’autres qu’ils se refusent à faire par goût  personnel

L’aspect visuel du studio ou de l’officiant peut parfois vous « interpeller », mais cette « personnalité » ne gâche en rien le professionnalisme….

 

 

 

 

19.  Un site ou une sur médiatisation est ce un critère ?

Un bon tatoueur n’a pas nécessairement un site avec de superbes photos et n’est pas obligatoirement    médiatisé…. Il n’en a peut-être pas envie….

Sa réputation locale par sa qualité de travail peut lui suffire et lui convenir….tous les tatoueurs ne courent pas systématiquement vers une reconnaissance  mondiale !!!

Une « sommité » ne vous fera pas obligatoirement une meilleure réalisation…. Et vous ne ferez sûrement pas la meilleure opération : délai d’attente plus long et tarifs prohibitifs….

Alors si toutes les conditions sont réunies, chez votre « petit » tatoueur local : qualité, hygiène, feeling ….qu’il vous réalise vos envies….. GO !!!!

 

 

 

 

 

20.  Comment apprendre à tatouer ?

L’art du tatouage s’est toujours transmis oralement, les écoles n’existent pas. Tous les tatoueurs ont donc une énorme responsabilité quant à ce qu’ils vont transmettre à leurs disciples.

L’apprenti tatoueur après l’acquisition de la technique : soudure des aiguilles, réglage des machines, normes hygiéniques … « s’entraîne » sur de la peau de cochon ou synthétique  qui possède une texture proche de celle de l’homme, avant de s’exercer sur des «cobayes»  volontaires…..

Il est évident qu’une bonne maîtrise graphique est primordiale…

 

 

 

 

 

 

21.  Il y a des formations de tatoueur ? des stages ?

 

Il existe des « stages de formation » qui n’ont pour but…. Que de garnir le portefeuille des formateurs…. Ces stages d’une moyenne de 15 jours suffisent à peine pour entrevoir l’utilisation et les réglages des machines, quant à la pratique….. N’en parlons pas !!!

La maîtrise du tatouage ne s’acquière qu’au fil des années de pratique, car au-delà de la technicité, il y a le « coup d’œil » de l’artiste pour évaluer la taille et l’emplacement d’un tatouage en fonction de la morphologie et de la musculature de chacun.

 

La meilleure formation se fait en apprentissage auprès d’un professionnel, faites le tour des studios avec votre book de dessin … et après ce n’est que du feeling…. Mais soyez persuasif : vous n’êtes pas le premier ni le dernier à faire cette démarche….

 

 

22.  Le statut des tatoueurs en 2013 ?

Cet art millénaire, jusqu’alors sans statut, est de tant à autres dans le « collimateur » des médias… et des politiciens, qui au vu des risques infectieux potentiels, se sont décidés enfin à « professionnaliser » les artistes tatoueurs.

Un décret d’application a vu le jour en Avril 2008 légiférant la pratique du tatouage, mais la profession de Tatoueur ou d’Artiste-Tatoueur n’existe toujours pas.

 

 

 

 

 

 

23.  Comment un tatoueur est déclaré ?

En 2013, les tatoueurs sont déclarés sous le régime des travailleurs non-salarié, en profession libérale, le métier de tatoueur n’existe pas…. C’est parfois répertorié dans « esthéticienne », ou d’autres fois dans « coiffure », et avec un peu de chance dans « activités artistiques »…..

Dans ce flou législatif, la signature d’une décharge est de plus en plus demandée aux candidats au tatouage ; ce document stipule que l’intéressé a pris conscience que la réalisation d’un tatouage est un acte à risque infectieux potentiel et agit en pleine connaissance de cause et de son propre gré.

 

 

 

 

 

 

 

24.  Quelle doit être la déontologie d’un tatoueur ?

 

Quelques critères pour définir la déontologie du tatoueur:

-  Qu’il prenne le temps de vous apporter tous renseignements, s’il est en pleine séance… qu’il vous fixe un RDV.

-  Qu’il respecte le choix de votre motif, vous renseigne sur sa faisabilité et au besoin sur sa signification et vous conseille sur les différents emplacements possibles.

-  Qu’il s’assure de votre motivation (évocation de la douleur).

-  Qu’il se renseigne sur votre état de santé pour vérifier l’absence de contre indications : grossesse, croissance non terminée, allergie, pathologies diverses, présence de grain de beauté… au moindre doute qu’il demande un avis médical.

-   Qu’il s’octroie  le droit de refuser de réaliser votre tatouage, pour une question d’éthique ou de convenance  personnelle, mais il se doit de vous diriger vers un autre confrère susceptible de répondre à votre demande.

-  Qu’il dessine à votre convenance, un motif personnel, s’il refuse ou n’y arrive pas …partez en courant !!!

-  Qu’il s’engage à ne jamais reproduire votre motif personnel, donc unique.

-  Qu’il s’engage à ne pas diffuser sans votre accord, de reproduction photographique de votre tatouage sur tout support médiatique : magazine, internet…

-  Qu’il définisse au préalable le coût fixe du tatouage. -  Qu’il vous laisse observer un temps de réflexion et ne tatoue que sur RDV. -  Qu’il vous avertisse que la prise d’alcool, de produits stupéfiants et de certains médicaments est déconseillée lors de la réalisation du tatouage.

-   Qu’il vous prévienne de la nécessité d’une observation rigoureuse des soins post-tatouage.

-   Qu’il fasse le suivi du tatouage et que d’éventuelles retouches soient incluses dans le prix initial, bien entendu tout manquement délibéré de votre part de l’observation des soins post-tatouage peut l’amener à établir une entente de surcoût.

-  Et bien entendu… qu’il mette en œuvre toutes les mesures nécessaires et adéquates pour garantir les conditions d’hygiène de sa pratique, en appliquant une prévention du risque infectieux et en possédant une technique de réalisation aseptique.

POURQUOI CE GUIDE DU TATOUAGE

 

 

 

1972 en France…. Mon tout premier tatouage réalisé sur un ami tatoueur…. Période noire pour l’art intradermique, le matériel ne se trouvait qu’au U.S.A, on fabriquait les encres avec des pigments broyés des mois à l’avance, les aiguilles servaient pour plusieurs candidats aux tatouages, on les trempait directement dans les pots d’encres, on nettoyait la peau avec une éponge trempée dans un seau d’eau et les consignes de cicatrisation se résumaient à une application fréquente d’eau froide pour « raffermir » les chairs …. Et malgré la méconnaissance générale sur la prophylaxie, inhérente de cette époque, peu de cas d’infections avérés.

La réalisation d’un tatouage a évolué, les tatoueurs ont su adapter leur pratique aux normes d’hygiène, souvent calquées sur les normes hospitalières, d’autant plus que la réalisation d’un tatouage est similaire à un acte à risque infectieux potentiel, au même titre qu’un bilan sanguin ou la pose d’une perfusion, ni plus ni moins.

Ce n’est que depuis Avril 2008 qu’un décret d’application  légifère   la pratique du tatouage mais  la profession de  » Tatoueur »  n’existe toujours pas  en 2013 … ce qui laisse un « flou artistique » aussi bien pour les candidats au tatouage que pour les professionnels…

Un processus continu d’amélioration de la part du professionnel est primordial. L’objectif est de développer une réflexion permanente sur l’organisation et ses pratiques, dans un souci d’optimisation constante pour la réalisation du tatouage.

Cette démarche qualité nous a amené aujourd’hui à l’emploi de matériel à usage unique stérile et d’encre en conformité sanitaire. Mais nous ne devons pas pour autant oublier une rigueur gestuelle essentielle à la réalisation d’un tatouage.

Une rétrospective sur mes années de pratique ainsi que de précieux avis et conseils m’ont servi à mettre des mots sur l’acte (pratique, hygiène et technique) et de rédiger cette transcription vulgarisée sur l’Art Intradermique : Le Guide du Tatouage. Pour répondre aux questions généralistes, guider le néophyte à travers la pratique du tatouage et diriger le professionnel  vers une démarche qualité …

L’art du tatouage s’est toujours transmis oralement, les écoles n’existent pas. Nous avons donc une énorme responsabilité quant à ce que nous transmettons à nos disciples.

Parce que, au-delà de l’acte, il y a la perpétuation d’une démarche millénaire !!!

Cuong VÛ

LE TATOUAGE

1.  Qu’est-ce que le tatouage ?

Le tatouage, c’est l’introduction d’encre ou de pigment dans la peau, afin de définir des motifs indélébiles, visibles par la transparence de la peau.

Son étymologie viendrait de Polynésie, d’où James Cook rapporta que les autochtones avaient une pratique d’ornements corporels : le « Tatau » (anglisé Tattoo) qui signifie : taper, frapper.

Dans le jargon des tatoueurs, on  emploie encore le terme de « taper » pour la réalisation d’un tatouage….enfin les anciens… les jeunes disent plutôt « piquer »….

 

 

2.  Depuis quand cela se pratique t-il ? Et d’où vient-il ?

La datation et l’origine de cette pratique ne sont pas exactement définies, on a retrouvé en Mongolie, dans la glace un homme portant des tatouages, il serait le plus vieux tatoué… + de 5300 ans Av .J.C….. Mais la pratique est répandu: en Sibérie, en Afrique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Polynésie depuis 3000 ans, en Asie depuis 5000 ans Av J.C….

 

 

3.  Pourquoi le tatouage ?

-    le tatouage était dans quelques ethnies réservé à une certaine caste

-    il pouvait être empreint de vertus médicales

-    c’était fréquemment un rite initiatique de passage de l’enfance à l’âge adulte

-    il servait de protection par des motifs codifiés

-    il servait de « carte d’identité » par ses motifs emblématiques et endémiques, une appartenance à une communauté

 

Alors… le tatouage….phénomène… de….mode …???

Ou…. le Tatouage…perpétuation d’une démarche millénaire !!!

 

 

4.  Pourquoi le tatouage est-il un art marginal en occident ?

 Cet art millénaire a été interdit par le pape Adrien 1er en 789 ap JC, et marginalisé par l’église chrétienne à travers le monde via ses missionnaires, comme en Polynésie française où il a été interdit dans les années 1766.

 

 

 

5.  Depuis quand a-t-on redécouvert le tatouage en occident ?

 

C’est en 1760 à la découverte de la Polynésie, que des marins ont ramenés en Europe la pratique du tatouage, la pratique confidentielle s’est développée à l’encontre de « l’ordre établi » à travers les aventuriers, marins, garçons et filles de mauvaises vies…jusqu’à toucher différentes couches sociales, ainsi des têtes couronnées comme Edouard VII et le Tsar Nicolas en ont été des fervents adeptes.

En 1860 le tatouage a été interdit en France pour des raisons sanitaires méconnues, et ce n’est qu’en 1960 que s’ouvre à Paris le 1er salon de tatouage professionnel (encore en activité).

 

 

 

 

6.  Où en est le tatouage occidental de nos jours ?

 De nos jours le tatouage s’est démocratisé. Après un effet de mode vers la fin des années 1990, le tatouage est devenu un phénomène de société par le nombre de personnes tatouées et la prolifération des studios de tatouage, touchant toutes les couches sociales et toutes les tranches d’âges.

 

 

7.  Le tatouage, de l’art ?

Le tatouage n’est de nos jours toujours pas reconnu comme un art à part entière… pourtant sa réalisation demande malgré tout une certaine qualité artistique !!!

La « maison des artistes » à Paris ne reconnaît pas les tatoueurs comme artistes, prétextant que la peau ne peut être considérer comme un support artistique… alors que considère t-on de plus noble que le corps humain ? Un papier Velin, une toile, un meuble, un mur de béton  ????…….

 

Le tatouage, art du peuple ????

Le tatouage, art marginal ???

 

 

8.  La propriété intellectuelle du tatouage ?

La législation concernant la propriété intellectuelle d’une oeuvre considère que « l’artiste » en est toujours le propriétaire, et en tant que créateur/auteur il peut à tout moment et à sa convenance y apporter les modifications qu’il désire…..

Ceci dit, je ne vois pas un artiste-tatoueur modifier son œuvre à posteriori, surtout en considérant le fait qu’un tatouage est réalisé surtout pour le tatoué…..

Néanmoins ….une anecdote circule dans la profession : un chanteur très connu aurait utilisé l’image de son tattoo pour la pochette de son disque, l’affiche de sa tournée et sa promotion ; sans l’autorisation du tatoueur…. Celui-ci l’a traduit en justice dans le cadre de la propriété intellectuelle…a gagné son procès….. et depuis coulerait des jours heureux sous les cocotiers….

 

 

 

9.  Comment se fait un tatouage ?

Il existe plusieurs méthodes traditionnelles pour réaliser un tatouage, les plus connues :

-  chez les Inuits, c’est une aiguille en os équipée d’un fil enduit de suie qui est passée dans la peau

-  au Japon, c’est un morceau de bambou effilé, trempé dans de l’encre, qui est ensuite piqué dans la peau suivi d’un mouvement de soulèvement

-  en Thaïlande, c’est un morceau de bambou muni d’aiguilles, trempé dans de l’encre, qui est projeté dans la peau comme une lancette (elle mesure environ 1mètre)

-  en Birmanie, en Afrique du Nord , en Europe et dans beaucoup d’autres ethnies, ce sont des aiguilles ou des épines fixées sur un corps solides tel un stylet, trempé dans de l’encre, qui arrache ou pique  la peau

-  en Polynésie, ce sont des dents de cochons sauvages ou de requins taillés en petits peignes, fixés sur un manche, trempés dans une décoction à base de plantes brûlées, et ensuite frappés par un maillet

De nos jours, l’utilisation d’une machine électrique est beaucoup plus répandue, bien que certaines pratiques ancestrales perdurent comme en Polynésie, Thaïlande, Japon.

 

 

 

 

10.  La peau :

Rappelons l’organisation de la peau de l’intérieur vers l’extérieur :

-  l’hypoderme (couche graisseuse servant à l’équilibre climatique)

-  le derme constitué de fibroblaste servant à régénérer l’épiderme et donnant l’élasticité de la peau

-  l’épiderme servant de barrière aux agressions externes, est composé :

-  lamelle basale → jonction dermo-épidermique

-  couche basale

-  couche épineuse

-  couche granuleuse

-  couche claire → seulement dans les épidermes épais

-  couche cornée

Selon l’individu (standard à 174 cm) la peau a un poids de +-3 kg pour une surface de +- 2 m2 …

D’où le dilemme pour trouver le bon emplacement pour son tattoo ???

 

 

11.  Où va l’encre ? ou comment tient un tatouage ?

Aucune étude scientifique n’a été faite…. Donc aucune affirmation ne peut être apportée…..

Par expérience, je constate que :

-   l’épiderme, à  cause de son renouvellement fréquent, ne peut contenir l’encre : le tatouage s’estompant au fil du temps

-   l’hypoderme, du fait de sa constitution graisseuse, ne peut maintenir l’encre : tatouage au tracé baveux

-   l’encre serait donc maintenue dans le derme

On entend/lit parfois que l’encre est prisonnière des cellules…. Ce qui me semble aberrant… car l’encre serait donc phagocytée… et les cellules macrophages se chargeraient de son élimination via la lymphe par les capillaires et rejeter par exsudation….

Par déduction, je pense que l’encre est prise dans l’espace interstitiel des cellules où sa molécule serait trop importante pour être évacuée par le liquide lymphatique. Le relâchement des cellules avec le vieillissement va favoriser l’épaississement des traits du tatouage.

Il y a environ 3 millions de cellules au cm2 de peau qui est composée de 3 couches : l’épiderme (la plus externe), le derme et  l’hypoderme.

 

 

 

 

12.  Quels sont les risques liés à la pratique du tatouage ???

Les risques principaux sont des infections (microbiennes, bactériennes) et des transmissions de virus : HIV, hépatite (B ou C) pour ne citer que les plus connus.

Le tatouage est un acte à  risque infectieux potentiel au même titre que tout soin invasif : pose d’une perfusion ou réalisation d’un bilan sanguin par exemple…ni plus ni moins….

 

 

13.  Le tatouage, un risque infectieux ?

La réalisation d’un tatouage est un acte à risque infectieux potentiel. Une simple application de la législation des soins infirmiers adaptée pour les tatoueurs est réaliste, nécessaire, suffisante, et logique au risque encouru.

La réalisation d’un tatouage n’est pas assimilable à un acte chirurgical pour lequel les mesures d’asepsie à appliquer sont draconiennes, elles sont inadaptées à la pratique du tatouage.

 

 

 

 

14.  Quelle législation pour la pratique du tatouage?

 

Le décret n° 2008-149 du 19 février 2008 a inséré dans le code de la santé publique des dispositions qui réglementent la mise en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris de maquillage permanent et de perçage corporel (articles R.1311-1 à R.1311-13 et R.1312-9 à R.1312-13 du code de la santé publique).

Il comporte:

  • des dispositions sur le tatouage et le perçage corporel sans pistolet ;
  • des dispositions spécifiques pour le perçage du pavillon de l’oreille et de l’aile du nez lorsqu’il est réalisé par la technique du pistolet perce-oreille ;
  • des dispositions communes à l’ensemble des techniques.

Les règles relatives aux produits et matériaux utilisés

Ces règles concernent essentiellement la fabrication, le conditionnement et l’importation des encres et des tiges de perçage.

Les produits de tatouage définis par la loi comme « toute substance ou préparation colorante destinée, par effraction cutanée, à créer une marque sur les parties superficielles du corps humain à l’exception des produits qui sont des dispositifs médicaux » sont régis par les articles L.513-10-3 et suivants du code de la santé publique.

Ledécret n° 2008-210 du 3 mars 2008 a précisé ces règles et a instauré un système national de vigilance des produits de tatouage.

Un tatouage ne peut être réalisé qu’avec des produits de tatouage respectant ces dispositions (article R.1311-10 du code de la santé publique).

La déclaration des activités de tatouage, de maquillage permanent et de perçage

L’article R.1311-2 du code de la santé publique prévoit que les professionnels déclarent leur activité au représentant de l’Etat dans le département dans des conditions prévues par arrêté.

L’arrêté du 23 décembre 2008 fixe les modalités de déclaration des activités de tatouage par effraction cutanée, y compris de maquillage permanent, et de perçage corporel

Dans le cas d’activités permanentes, le déclarant (« la personne physique qui met en œuvre la ou les techniques ») doit effectuer une déclaration préalablement au démarrage de l’activité, au préfet du département du lieu principal dans lequel cette activité sera exercée.

Les activités en cours devront être déclarées avant le 7 janvier 2010 (article 2-I du décret n°2008-149).

Le dossier de déclaration contient :

  • Les nom et prénom du déclarant ;
  • L’adresse du ou des lieux d’exercice de l’activité ;
  • L’indication de la nature de la ou des techniques mises en œuvre ;
  • L’attestation de formation ou le titre accepté en équivalence (pièce à communiquer avant le 26 décembre 2011).

La cessation de l’activité est déclarée au préfet du département dans lequel cette activité était exercée au moins quinze jours avant cette cessation d’activité.

Le transfert d’une activité sur un autre emplacement nécessite une nouvelle déclaration.

Pour la mise en œuvre d’activités de tatouage et de percage sur un lieu pour une durée n’excédant pas cinq jours ouvrés (par exemple, lors de rassemblements et manifestations dans des salons et foires), le déclarant (« l’exploitant ou le propriétaire des lieux dans lesquels la ou les techniques sont mises en œuvre ou la personne physique mettant en oeuvre la ou les techniques ou, le cas échéant, l’organisateur de la manifestation ») effectue la déclaration auprès du préfet du département du lieu de mise en oeuvre de l’activité, en mentionnant notamment le lieu et les dates de mise en oeuvre des techniques.

Le dossier de déclaration contient :

  • Les nom, prénom et qualité du déclarant ;
  • L’adresse du ou des lieux de mise en oeuvre de l’activité ;
  • La ou les dates de mise en oeuvre de la ou des techniques ;
  • L’indication de la nature de la ou des techniques mises en oeuvre ;
  • Les nom et prénom des personnes .
  • Une attestation sur l’honneur que les personnes physiques mettant en oeuvre les techniques respecte les conditions posées par l’arrêté du 12 décembre sur la formation (infra).

La formation des professionnels

L’article R.1311-3 du code de la santé publique soumet la mise en œuvre des techniques à une formation préalable aux règles d’hygiène et de salubrité.

L’arrêté du 12 décembre 2008 fixe, en application de l’article R.1311-3 du code de la santé publique, trois éléments :

  • le contenu de la formation des professionnels du tatouage et du perçage aux règles d’hygiène et de salubrité ;
  • les conditions d’habilitation, par le préfet de région, des organismes formateurs à dispenser cette formation ;
  • la nature des diplômes acceptés en équivalence.

    L’arrêté du 12 décembre 2008

L’article 1er prévoit la durée minimale de la formation et renvoie à l’annexe de l’arrêté pour le contenu pédagogique de celle-ci.

L’article 2 précise les modalités de délivrance aux professionnels concernés de l’attestation de formation. Cet article prévoit aussi que l’organisme de formation transmet chaque année au préfet de région la liste des personnes auxquelles des attestations de formation ont été délivrées…

L’article 3 indique les modalités de dépôt, auprès du préfet de région, d’une demande d’habilitation à dispenser la formation. Parmi les pièces du dossier, figure notamment le numéro d’enregistrement de l’activité de formation(article R.6351-1 du code du travail).

Les articles 4 et 5 énoncent les conditions d’habilitation de l’organisme de formation et les engagements de celui-ci (notamment s’assurer de la présence régulière des personnes formées).

Les articles 6 et 7 précisent les modalités d’instruction des demandes d’habilitation par le préfet ainsi que les conditions au retrait de l’habilitation.

L’article 8 indique les diplômes qui dispensent de la formation (doctorat d’Etat en médecine ou DU d’hygiène hospitalière) ainsi que les titres de formation reconnus comme équivalent dans l’Union européenne (Directive 2005/36/CE).

L’article 9 prévoit une transmission annuelle par le préfet au ministre chargé de la santé de la liste des organismes de formation habilités avec l’indication du nombre de personnes formées pour l’année écoulée.

 

 

 

15.  La qualité d’un tatouage ?

En dehors des critères esthétiques qui restent subjectifs…

La « qualité » d’un tatouage se définit par  un tracé bien net, des couleurs bien  denses et des ombrages bien dégradés, et …. son inaltérabilité.

La définition d’un tatouage est semblable à celle d’une image numérique et de son  nombre de pixels:

-  plus il y a de points d’aiguilles plus le tracé est net

-  plus les points sont rapprochés = un aplat de couleur

-  plus les points sont plus dispersés =  un dégradé ou un ombrage.

Un tatouage de qualité vieillira bien, les traits seront toujours nets même s’ils « s’épatent » un peu avec le temps. Il se « patinera » au bout de quelques mois : la couleur sera moins vive du fait de la reconstruction de l’épiderme, à travers de laquelle on voit par transparence l’encre déposée. Le tatouage fera partie intégrante de vous.

 

 

 

16.  Un tatouage réussi  ou raté ?

Selon mes critères, un tatouage mal placé est un tatouage raté, même si techniquement il n’a aucun défaut…. Il doit être en osmose avec le corps, la morphologie, jouer avec la musculature. Il doit être en soi… pas sur soi… comme une décalcomanie posé n’importe où…

Un tatouage réussi, c’est celui dont l’œil s’habitue, l’intègre jusqu’à ne plus le voir….

Un tatouage réussi met le corps en valeur, autant que le corps doit mettre en valeur le tatouage, tel un bijou !!!!

 

 

 

17.  Comment  réussir son tatouage ?

Réussir son tatouage c’est :

-  s’assurer de sa motivation

-  assumer ce choix : douleur, regard des autres

-  avoir le bon motif : style, taille, couleur, représentation…

-  réfléchir à l’emplacement, à d’éventuelle répercussion d’ordre professionnel ou social

-  rechercher  SON  tatoueur et respecter ses consignes

 

Pour réussir un tatouage, c’est aussi la séance de réalisation :

-  Je n’ai pas peur mais …

-  Aïe.. çà fait mal …

-  houps… désolé

-  je ne bougerais plus

-  Oui, oui… je respire…

-  Zen….

-  je le veux !!!

- Eh… ça fait du bien votre produit… je peux en ravoir du « pschitt-pschitt » ????

-  Oui, oui… je respire… Zen….

-  Ouf ..  çà fait du bien quand c’est fini  …

-  même pas mal … quoique je ne le ferais pas tous les jours….

-  Mais  c’est plus beau que sur le papier !

-  il est … Magnifique !!!

-  Merci !!!!

 

Réussir son tatouage c’est surtout et avant tout, prendre son temps, ne pas se précipiter… le « tattoo-minute-souvenir-de-vacances-OC trocool-jveulemème » reste toute une vie !!!