la réalisation du tatouage

 

 

 

70.  L’hygiène des mains ?

 

Pour le tatoueur : le port de gants d’examen est obligatoire mais nécessite avant tout une bonne hygiène des mains (le port de bijoux est totalement proscrit)

1° étape, lavage simple et séchage avec un essuie-mains à usage unique, durée du savonnage 30 secondes minimum.

2° étape, désinfection :

-  par lavage désinfectant avec un savon antiseptique liquide, savonnage de 30 secondes

-   ou par friction avec une solution hydro alcoolique jusqu’au séchage complet, suite à 5 frictions hydro alcoolique, un lavage à l’eau est préconisé…. Ainsi que le port de gants non poudré.

3° étape, lors du retrait des gants, une désinfection des mains s’avère obligatoire.

Pour le tatoué : lors des soins post-tattoo, une bonne hygiène des mains est nécessaire, un lavage simple est suffisant, l’usage de serviette de toilette est proscrit (l’humidification puis le séchage répété favorisant la prolifération bactérienne).

 

 

71.  Quel est le produit contenu dans le vaporisateur ?

 

C’est une solution de nettoyage et de désinfection locale de la peau, exemple : « mercryl® » dilué à 1/10 °.

 

 

72.  Quelle est la crème qui est appliquée pendant la réalisation du tattoo ?

 

En général on utilise de la vaseline purifiée, d’autres font usage d’huile ou de corps gras ; son utilité :

-  lubrifier la peau, permettant à la main gantée de mieux se mouvoir sans à coup

-  empêcher un écoulement sanguin trop important

-  limiter l’inflammation due aux essuyages répétés

-  permettre par sa brillance, de mieux discerner les « manques » de couleur

-  éviter la diffusion de l’encre dans/sur l’épiderme

 

 

 

73.  Comment obtient-on des ombrages ?

 

Un ombrage est un dégradé de noir (parfois marron, violet ou autres…) pour obtenir du volume, du relief. L’apport d’une ombre fait ressortir le relief.

Les ombrages s’obtiennent en dispersant les points d’encrage, du plus sombre vers le plus clair, du plus profond au plus léger.

Certains tatoueurs travaillent les ombrages avec de l’encre diluée pour obtenir un plus joli modelé, notamment dans les portraits, mais avec cette méthode, l’encre aura tendance à s’estomper voire quasiment disparaître dans les 7 ans ( moins si la dilution est importante).

Pour ma part, je privilégie l’emploi d’encre pure pour l’ombrage : votre tattoo sera le même jusqu’à la fin de vos jours….

 

 

 

74.  Une  encre en conformité ?

 

Une marque d’encre a été incriminée dans 2 cas d’infections en Tchécoslovaquie en  2004, en France elle a été interdite à la vente, puis d’utilisation et de détention, sa destruction s’est faite sous les directives sanitaires françaises.

Face à cette alerte sanitaire, informé par « radio-tattoo », tous les professionnels consciencieux ont pu prendre les mesures adéquates.

Depuis le décret d’application du 9 Août  2004 du code de santé publique concernant les produits de tatouage, une déclaration de production ou d’importation à l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), auprès de la DGCCRF (direction générale de la concurrence et de la consommation et de la répression des fraudes) et une transmission au centre anti-poison, est obligatoire pour une demande de conformité avant la mise sur le marché ; le dossier doit comporter :

-  la composition des encres ne doit pas comporter des produits jugés nocifs ou toxiques →liste à l’AFSSAPS

-  la formule qualitative et quantitative

-  les spécifications physico-chimiques et microbiologiques

-   les conditions de fabrication et de contrôle

-   l’évaluation de la sécurité pour la santé humaine

-   les effets indésirables

-   les preuves des effets revendiqués

-  l’encre doit être stérile avec descriptif du mode de stérilisation et mode de contrôle

 

L’étiquetage obligatoire doit comporter :

-  nom et adresse du fabriquant ou du responsable de mise sur le marché

-  contenu nominal

-  DLU  (Date Limite d’Utilisation)

- précautions d’emploi

-  numéro de lot

-  liste des ingrédients

- la mention stérile

 

 

 

75.  Existe-t-il beaucoup de couleurs ?

 

La palette des couleurs dont on dispose est infinie, toutes les couleurs étant miscibles entre elles et superposables en dégradé, cela  permet une variété de composition égale à celle d’un artiste peintre.

La base  étant :

-   les couleurs primaires et ses nuances : bleu, rouge, jaune

-   les couleurs secondaires et ses nuances : violet, vert, orange

-  le noir

-  le blanc

 

 

76.  L’encre UV ?

Une encre qui réagit aux UV ou à la « lumière noire » des boites de nuit…. Des rumeurs circulent depuis plusieurs années, il paraîtrait même qu’on en trouve dans certains pays… Mais aucune certitude quant à un effet non toxique pour la santé…. Leurs compositions étant toujours un mystère …. Dans le doute….  Vaut mieux s’abstenir…..

 

 

 

77.  Comment obtient-on un dégradé d’une couleur vers l’autre ?

Les dégradés s’obtiennent en piquant comme un ombrage; puis pour dégrader vers une autre couleur, il suffit de combler les interstices d’une couleur avec l’autre afin de combiner les teintes, comme dans un effet à l’aérographe.

 

 

78.  De quoi est fait l’encre ?

 

Leur composition au départ minérale  est maintenant organique et leur  qualité permet une meilleure pénétration dans la peau, ainsi qu’un meilleur éclat visuel et une meilleure tenue dans le temps.

 

En général l’encre actuelle est composée  (les proportions ainsi que d’autres composants sont à la discrétion des fabricants) :

-  pigment organique au code CI (chartre du Colour Index)

-  eau déminéralisée

- listérine ou glycérine

- alcool

Les pigments étant plus finement broyés, le terme commercial emploie l’appellation pleine de sous entendu : d’encre pré-dispersée….

Mais malgré tout, les couleurs les plus claires « prennent » moins bien, cela est dû  à la pigmentation naturelle de chacun, de plus elles sont moins stables au UV.

Il peut arriver que certaines peaux refusent certaines couleurs… mais çà… on ne le sait que quand on est  déjà tatoué …

 

 

79.  Peut-on faire une allergie à l’encre ?

Il existe toujours un risque éventuel d’allergie à un des composants de l’encre.

Mais si vous n’avez aucun antécédent allergique le risque s’en trouve amoindri : la composition de l’encre emploie  des produits de type hypoallergénique.

Dans le cas contraire, si vous présentez un risque allergique défini, demandez à votre tatoueur la composition exacte de ses encres, et consultez votre allergologue.

 

 

 

80.  Pourquoi mon tattoo n’est pas noir intense ?

La couleur ne sera jamais aussi vive qu’au premier jour, du fait que l’épiderme s’est reconstitué après complète cicatrisation, cela agit comme un filtre visuel, pour exemple :

-  prenez une feuille noire

-  posez dessus une feuille de papier calque

-  visuellement votre feuille noire devient gris foncé alors qu’elle est toujours noire !!!

 

Donc plus votre épiderme est épais et pigmenté, plus l’aspect de votre tattoo peut être modifié. C’est ainsi que l’encre noire peut être vu bleutée, verdâtre, gris foncé, noire claire ou … noire.

 

 

81.  La pratique ?

 

Après un dessin préalable sur la peau avec un feutre ou l’application d’un « calque » ou « stencil »,

le tatoueur commence toujours par définir les contours du motif avec une machine équipée d’un faisceau d’aiguilles à tracer (3, 5, 7 selon sa pratique et le motif ) afin d’obtenir des tracés bien nets et linéaires.

 

Le tatouage se commence en bas à droite et monte en diagonale pour finir en haut à gauche, si le tatoueur est droitier et inversement s’il est gaucher car l’écoulement sanguin + le rejet d’encre risquent de souiller le motif pas encore piqué ;  le positionnement des  mains se fera que sur une zone déjà tatouée pour éviter d’effacer le dessin.

 

Le remplissage se fait ensuite avec une machine équipée d’un faisceau de 7 à 45 aiguilles de remplissage selon la taille du motif, et on commence toujours par la teinte la plus foncée pour finir par la plus claire, afin d’éviter de souiller la couleur précédente.

 

 

82.  La douleur ?

La douleur… l’éternelle question….

 

Est-ce que ça fait mal ?….

 

Oui !!!

 

Se faire tatouer fait mal !!!

 

MAIS …. C’est largement supportable, question de motivation !!!

 

 

83.  Ça fait mal comment ? à quoi ressemble la douleur ?

 

La douleur ressentie est inexplicable, cela dépend de chacun, de sa résistance, de sa motivation et de l’endroit…

 

La sensibilité d’un tatouage est en fonction de l’emplacement (zone charnue ou osseuse), de la finesse de la peau et des terminaisons nerveuses.

 

Certains comparent la douleur à une brûlure, à une coupure ou à une incision, les femmes le plus souvent l’assimilent à l’épilation électrique…

 

D’autres la comparent à un plaisir, à une satisfaction de voir leur projet aboutir…

 

La douleur est largement supportable…sinon… personne en ferait et … en referait. Juste quelques « chatouilles »

 

 

 

84.  Les zones les plus douloureuses ?

Quel est l’endroit où çà fait le plus mal ???

-  partout où la peau est fine comme l’intérieur du bras, l’aine…

-  là où il y a des os, à cause des vibrations comme le coude, le pied, les cotes…

-  là où il y a des terminaisons nerveuses comme les extrémités, la colonne vertébrale… (n’oubliez pas que la colonne commence à la tête et finie au coccyx…)

 

Il faut prendre conscience des « zones sensibles » avant d’aborder un tatouage, être sûr de sa motivation qui « sublimera » la douleur lors de la séance… allez jusqu’au bout de votre démarche….

Pour exemple : dans la réalisation d’un « bracelet »… vous sortirez « différent » de la séance après avoir vaincu votre appréhension et surmonter les « chatouilles »…. Votre regard sera différent envers ceux qui n’ont pas osé faire le tour de bras, qui ne sont pas allés jusqu’au bout de leur acte…

Définissant ainsi un trait de leur personnalité ??? …..

 

 

85.  Pourquoi tendre la peau ?

Au vu de la vitesse à laquelle les aiguilles rentrent dans la peau (de 80 à 180 fois/seconde) il est nécessaire de bien tendre la peau, sinon les aiguilles risquent d‘accrocher et  de déchirer celle-ci ; comme sur une machine à coudre, tissu pas assez tendu = bourrage de fil ; là ça fera des cicatrices…

 

 

86.  Existe-t-il des zones + « galère » à tatouer ?

 

Il existe des zones plus délicates à tatouer :

- les endroits difficile d’accès où la peau est en générale plus fine = faire attention à la « profondeur «  de pique, risque « d’éclater », diffusion de l’encre….

-  De plus, finesse de peau = douleur plus prononcée…. Donc + de risques de « mouvements » inappropriés ….

 

Certains tatoueurs refusent de tatouer ces zones délicates et sensibles :

-  intérieur de bras…. Ça arrange certain…. Mais il n’y a rien de plus « risible » que de voir un bracelet pas fini… surtout quand on y est « passé »….

-  ventre…. Zone très difficile à tendre et très extensible ; respiration prohibée, apnée obligatoire…

-  côtes…. Zone avec une très grande finesse de peau et qui s’apparente à de la « tôle ondulée »…..

-  pied …. Zone à peau très fine et très innervée.

Si on refuse de vous tatouer ces zones….. Changez de tatoueur….. D’autres se feront un plaisir de vous satisfaire….. Juste une question de motivation de part et d’autres……

 

 

87.  Le plus douloureux dans le tatouage ?

Lors de la réalisation d’un tatouage, les premières minutes sont les plus douloureuses … le temps de s’habituer et d’accepter la douleur, le temps de sécréter de l’endorphine (morphine naturelle sécrétée par l’organisme).

Le plus sensible est le tracé, le moins sensible : le remplissage ou l’ombrage. Mais le nombre de couleurs peut éveiller une certaine sensibilité. Et chacun a sa propre sensibilité.

 

 

 

88.  Descriptif des zones douloureuses

 

 

zones douloureuses

 

 

89.  Pourquoi le plus sensible est le tracé ?

-   il y a moins d’aiguilles, la douleur est plus aigue

-   plus le trait est long, plus la douleur se propage : si le trait fait 10 cm, la douleur se crée sur 10 cm

-   la peau n’est pas encore « chaude », inflammée

-  le phénomène de surprise

-  l’endorphine n’est pas encore présente

 

 

90.  Pourquoi le moins sensible est le remplissage ou l’ombrage ?

-  la peau est inflammée =  + d’endorphine

-  plus d’aiguilles (de 5 à 45), la douleur est moins aigue

-  l’évolution se fait mm par mm, la douleur se propage doucement

- le corps et la tête ont assimilé le degré de douleur

 

 

91.  Pourquoi le nombre de couleurs joue dans la douleur ?

Le fait d’appliquer plusieurs couleurs devient plus douloureux dans le temps: les couleurs se posent l’une après l’autre, du coup on revient sur des zones déjà tatouées et à la longue la sensibilité devient plus exacerbée.

 

 

92.  La peur de bouger ?

Le risque de bouger est réel…. Et  pour réussir un tatouage il faut être 2 :

-  1°/ le futur tatoué respectueux des consignes, et durant la réalisation, la première est de ne pas bouger, ne serait ce qu’un orteil car çà crée un mouvement sur le reste du corps.

-  2°/ le tatoueur de par ses qualités intrinsèques

 

La peur de bouger, de ses réactions face à la douleur lors de la réalisation d’un tatouage interpelle tout candidat au tatouage. Effectivement, sous l’effet de la surprise, on peut bouger, sursauter….mais si le « tortionnaire » est un tant soi peu attentionné….une fois le matériel prêt, les gants mis :

-  vous entendrez le bruit de la machine : dernière vérif’ d’usage

-   vous entendrez le bruit de la machine : il charge l’encre, vérifie que çà ne « crache » pas

-   il vous appliquera de la vaseline sur la peau

-   il posera une main à proximité de la zone à tatouer  et tendra la peau

-   il posera la main qui tient l’instrument de torture

-   vous entendrez à nouveau le bruit …. Bizzare, elle ne fait plus le même bruit…

-   il vous dira : « on y va ? »

-   vous répondrez d’un hochement  de tête, voir d’un grognement

-  et des mots lointains vous parviendront : « je vais commencer par un petit trait… ok ?… »

-  re acquiescement, apnée, battements de cœur ….« çà y est j’y suis !!!! »

-  et là çà fait……..  pas aussi mal qu’on vous a dit !!! relâchement, soupir….

-  la peau se détend, le bruit s’arrête… »çà va ???  on y retourne ??? »

-  et c’est un grand moment de plaisir : l’accomplissement d’un désir, d’un rêve, d’une envie….

-   BZZZZ…..BZZZZ…..BZZZZZZZZZZ …………

 

 

93.  L’anesthésie ?

L’anesthésie…. grande question … vaste débat… pour ou contre la douleur dans le tatouage ???

Mais le principal n’est-il pas d’avoir un beau tatouage ???….

N’oublions pas que l’usage d’anesthésique même local est réservé aux professionnels du corps médical.

94.  L’anesthésie, efficace ?

L’efficacité d’une pommade anesthésiante est plus psychologique que physique et dans la cas du tatouage serait plus un  anxiolytique ; pour exemple :  j’ais tatoué une personne qui par crainte de la douleur avait demandé à sa compagne de lui appliquer 1h00 avant la séance , de l’Emla® à l’emplacement de son futur tattoo : sur la colonne vertébrale au niveau des omoplates ; 1h30 plus tard le tatouage réalisé , n’ayant rien ressenti de franchement douloureux, il s’est félicité d’avoir appliqué de l’Emla® !!!… sauf que le patch était toujours là, posé au niveau des lombaires….

 

 

95.  Peut-on tatouer sous anesthésiant ?

Effectivement on peut tatouer sous anesthésie locale ; pour ma part, en tant que tatoueur, je préfère tatouer une personne qui ne bouge pas et ne perturbe pas la réalisation donc le résultat du tatouage ; plutôt qu’une pile électrique qui sursaute dès qu’on la touche, qui fait dévier mes tracés m’obligeant à repasser plusieurs fois, ce qui en allongeant le temps de travail en  augmente de fait la douleur par sa durée, et sans parler de la « qualité » du tatouage.

 

 

96.  Quelle anesthésie pour la réalisation d’un tatouage ?

Il existe 2 types d’anesthésie locale concernant le tatouage :

- Par injection sous cutanée mais seul un médecin a le droit de le faire. Il existe des risques de            complications et d’allergie au produit anesthésiant, de plus la réalisation du tatouage devient plus contraignante par une texture de la peau plus irrégulière, mais le résultat final ne s’en trouve pas modifié.

- Par application d’une pommade anesthésiante (par ex : l’Emla®, utilisée en pédiatrie pour des injections aux nourrissons) à l’emplacement précis du futur tattoo 1 h00 avant le RDV sous pansement occlusif, mais … juste pour une efficacité de +-20 mn…et un petit tatouage requiert  +- 1h00 pour sa réalisation….

Sous pommade anesthésiante, la peau se durcit et se tend, ne rendant pas la réalisation du tatouage plus aisé, mais le résultat final n’en pâtit pas.

Le contrecoup de l’anesthésie locale…. Quand çà se réveille… la sensation de douleur est plus importante … l’organisme n’a pas sécrété d’endorphine….

 

 

97.  Le jour J : comment bien réussir une séance de tatouage ?

-  bien dormir la veille

-  un bon repas avant ou petit déj ou collation

-  évitez la prise d’alcool, de produits stupéfiants et de certains médicaments (psychotrope, aspirine…)

-  arrivez juste à l’heure, pas la peine de « stresser » dans la salle d’attente

- évitez d’arriver en « bande » : la nervosité est communicative, mais n’hésitez pas à vous faire accompagner

-  si vous avez des doutes ou voulez des renseignements, n’hésitez pas à en faire part

-  évitez de focaliser sur la douleur

-  prenez une respiration ventrale : le ventre se gonfle à l’inspiration et se dégonfle à l’expiration, cela permet un meilleur contrôle de soi et une meilleure gestion de la douleur ; tout le monde peut y arriver : c’est la respiration que l’on prend pour dormir…

-  respirez calmement et évitez de vous agiter

-  n’hésitez pas à demander une pause cigarette ou une pause pipi

- n’hésitez pas à demander une pause pour faire quelques mouvements: le plus douloureux peut être la position et l’immobilisme.

Le seuil de tolérance à la douleur se situe dans un créneau de 2 à 3H00 selon chacun, après il y a un cap à franchir, un peu comme un second souffle, que l’on franchit ou pas….des personnes se sont fait tatouer 12h00 d’affilée et dernièrement j’ai réalisé une performance avec des confrères : tatouer un dos entier à 5 tatoueurs dont 4 en permanence, durée du tatouage 4h00,  seule la dernière heure fut douloureuse.